La nuit de vendredi au samedi 8 novembre a été particulièrement agitée à Rennes. Vers 4 heures du matin, une violente rixe a éclaté sur un parking situé près du Roazhon Park, non loin du local du groupe de supporters Roazhon Celtic Kop (RCK). Selon les premiers éléments, une cinquantaine d’individus auraient pris part à ces affrontements. Les supporters nantais, pour la plupart encagoulés, auraient attendu l’arrivée du bus ramenant les membres du RCK, de retour d’un déplacement à Paris, où le Stade Rennais venait de s’imposer face au Paris FC (0–1).
Rapidement alertées, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les deux groupes, faisant usage de gaz lacrymogène. Deux blessés légers ont été signalés. Après une première confrontation près du stade, une seconde échauffourée aurait éclaté un peu plus tard sur le parking du centre d’entraînement du Stade Rennais, où les supporters nantais auraient été repérés après avoir pris la fuite.
Au total, six individus ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de la Tour-d’Auvergne. « Les gardes à vue des personnes interpellées ont été levées. L’enquête, confiée au commissariat de Rennes, se poursuit sous le régime de la flagrance», explique Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes,
Ces faits s’inscrivent dans un conflit récurrent entre ultras nantais et rennais, déjà marqué par plusieurs affrontements par le passé, notamment une rixe survenue à Nantes au printemps 2025. La rivalité entre les deux groupes de supporters — le Brigade Loire (Nantes) et le Roazhon Celtic Kop (Rennes) — reste l’une des plus anciennes et des plus tendues du football français.
Le régime de la flagrance s’applique lorsqu’une infraction vient d’être commise ou est en train de l’être. Ce cadre juridique permet à la police et à la justice d’agir plus rapidement et plus largement : les perquisitions peuvent être effectuées sans autorisation préalable du juge, les gardes à vue peuvent être décidées immédiatement, et les enquêteurs peuvent saisir directement les éléments de preuve.


