Ce 3 septembre vers 23h06, un incendie s’est déclaré dans une cellule du centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet, près de Rennes. Le feu, volontairement allumé par un détenu de 21 ans, pyromane, a ravagé la cellule et mobilisé une vingtaine de sapeurs-pompiers. Gravement brûlé, l’auteur des faits a été transféré en urgence absolue au service des grands brûlés de Nantes. Son pronostic vital est engagé.
Selon le syndicat FO Justice du CP de Rennes-Vezin, le détenu était « bien connu de l’établissement » pour son comportement dangereux. Il avait déjà agressé un surveillant et tenté de mettre le feu à sa cellule du quartier disciplinaire en juillet dernier. Après cet évènement, FO dénonce une récidive sur fond de troubles psychiatriques non pris en charge. « Cet incident met une nouvelle fois en lumière l’extrême difficulté — et l’absurdité — de la gestion des détenus présentant des troubles psychiatriques en détention classique », déclare le syndicat dans un communiqué.
L’incendie a été détecté par le système anti-feu et confirmé par le mirador. Grâce à une intervention rapide, les surveillants de nuit ont maîtrisé l’incendie et le détenu — qui, malgré ses blessures, s’est jeté sur eux. Aucun agent n’a été blessé ou intoxiqué. Le syndicat salue leur professionnalisme et réclame des lettres de félicitations.
Mais derrière les félicitations, FO lance un appel à la responsabilité du service médico-psychologique régional (SMPR), qu’il accuse de se soustraire à sa mission. « Laisser ces profils dangereux et malades en détention ordinaire, c’est exposer les personnels et conduire à des situations dramatiques comme celle-ci », affirme le bureau local FO. Le syndicat exige une prise en charge immédiate et systématique des détenus atteints de troubles psychiatriques, pour éviter que de tels drames ne se répètent.


