Le pourboire, souvent à la discrétion du client en France, est loin d’être systématique dans les habitudes hexagonales contrairement aux us et coutumes anglo-saxons. En moyenne, seule une table sur cinq (19 %) en laisse un ; en France. Selon une étude de la société Sunday, spécialisée dans les solutions de paiement pour la restauration, 50 % des repas pris en juillet et août en Bretagne ont donné lieu à une gratification.
Cet été 2025, Sunday a analysé de plus de 3 millions d’additions réglées dans ses établissements partenaires.
La région bretonne devance la Provence-Alpes-Côte d’Azur (48 %) et les provinces Île-de-France et Grand Est (40 %). À l’inverse, l’Occitanie ferme la marche avec seulement 31 % de dîners ou déjeuners gratifiés d’un pourboire. Si la Bretagne se distingue par la fréquence des pourboires, elle se classe également en haut du classement en termes de montants. En proportion de l’addition, les Bretons laissent en moyenne 5,3 % du paiement, au-dessus de la moyenne nationale (5,8 %) et bien loin de l’Occitanie (4,5 %). En tête de ce classement, le Grand Est se démarque avec un pourboire honorable de 6,4 %.
Les vacanciers n’ont pas forcément cassé leur tirelire en Bretagne, mais ils en sont sortis satisfaits. Le ticket breton s’élève à 44 €, loin derrière les 53 € enregistrés en Bourgogne–Franche-Comté. Mais en matière de satisfaction, la Bretagne figure dans la bonne moyenne, avec une note moyenne attribuée aux bistrots de 4,6/5, dans un peloton de tête dominé par la Nouvelle-Aquitaine (4,8/5).
Pour les restaurateurs, ces données traduisent aussi un changement d’époque. Le pourboire digital, intégré aux solutions de paiement, devient un outil de motivation et de fidélisation du personnel. Avec des applications qui proposent des suggestions (+10 %, +15 %…), les clients n’ont plus à hésiter. Et les restaurateurs peuvent ensuite redistribuer équitablement ces bonus entre salle et cuisine, évitant tensions et approximations. Reste à voir si la générosité estivale des touristes se prolongera à l’automne, quand les vacanciers feront place aux locaux. En Bretagne, les serveurs peuvent dire merci.


