A l’occasion d’une visite centrée sur les transformations de Maurepas au fil du temps, l’office de tourisme propose une balade guidée et gratuite, demain à 14h30.
Au cours de la déambulation, les curieux découvriront les stations de métro de la ligne B, le musée des Beaux-Arts-Maurepas, l’immeuble de la Banane, mais aussi l’esplanade (construite pour adoucir la cité…) Les observations se feront ensuite sur l’avenue Patton, l’allée de Maurepas ou encore les rues de Louvain et de Trégain, où des noms reconnus de l’architecture se sont imposés, tels Jean-Gérard Carré, de Rennes, Jean-Michel Legrand et Jacques Rabinel, de Paris.
L’occasion de redécouvrir un quartier chargé de sens, d’idées et de modernité, malheureusement davantage connu aujourd’hui pour ses faits-divers.
Maurepas, témoin de l’urbanisme moderne
Édifié entre les années 1960 et 1980, le quartier Maurepas s’inscrit dans la logique de l’urbanisme dit « moderne ». Entendez par là, un endroit pensé pour que cohabitent grands ensembles et zones pavillonnaires plus anciennes datant du début du 20e siècle.
Symbole de cette époque : une grande barre en forme de banane et dix tours de quinze étages construites en un temps record. Entre 1956 et 1964, les chantiers ont vu affluer de nouveaux habitants. Dès 1964, la population atteignait 10 200 résidents, jeunes et majoritairement ouvriers, venus du centre-ville, des campagnes environnantes, mais aussi d’Algérie et du Maghreb.
Un quartier qui a su préserver la nature
L’urbanisation de Maurepas s’est articulée autour des espaces verts déjà présents, notamment le parc de Maurepas, créé en 1939. Plus encore, son développement a accompagné l’aménagement du parc des Gayeulles en 1983, aujourd’hui la plus vaste base de loisirs de plein air de la ville avec ses 170 hectares et sa ferme pédagogique. « La coulée verte de 17 hectares, côté ouest, a elle aussi été sauvegardée grâce à la mobilisation des habitants, qui ont empêché dans les années 1970 la création d’une pénétrante routière reliant la rocade au centre-ville », insiste Gilles Brohan, animateur du patrimoine.
Deux entités au sein d’un même quartier
Aujourd’hui, Maurepas se compose de deux ensembles principaux. Le quartier du Gros Chêne, construit dès 1956, s’organise autour d’un centre commercial et d’un groupe scolaire sur 31 hectares, accueillant environ 4 500 habitants. Le quartier des Gayeulles, aussi appelé « quartier du Gast », a vu le jour à la fin des années 1960. Centré autour d’un second centre commercial, il s’étend sur 40 hectares et complète l’identité plurielle de Maurepas.
Pratique : La visite guidée à 14h30 est gratuite, mais sur réservation (ici). Rendez-vous à la station de métro Gros-Chêne. Prévoyez deux heures.


