Au lendemain des violences urbaines qui ont secoué Rennes, samedi 17 octobre 2026, les premières suites judiciaires se précisent depuis ce matin. Alors que la préfecture avait annoncé 53 interpellations, seules 16 personnes ont été placées en garde à vue. D’autres individus, soupçonnés de vols ou de recel, seront convoqués ultérieurement. Les enquêtes se poursuivent après une journée marquée par des pillages massifs, des dégradations et des affrontements avec les forces de l’ordre.
Le contraste est saisissant. Samedi 17 octobre, le centre-ville de Rennes a connu plusieurs heures de violences, au terme d’une manifestation qui avait rassemblé 12 000 personnes selon la préfecture. Des vitrines ont volé en éclats, des magasins ont été pillés, des barricades incendiées et les forces de l’ordre ont été prises à partie. Au lendemain de cette journée particulièrement mouvementée, le bilan judiciaire commence à se dessiner : sur les 53 personnes interpellées, 16 ont été placées en garde à vue.
Les scènes de pillage ont touché de nombreuses enseignes du centre-ville. Les Galeries Lafayette, Zara, Foot Locker, Orange ou encore Boulanger figurent parmi les commerces visés. Le centre commercial Colombia et la dalle du Colombier ont également subi d’importantes dégradations. Selon les éléments communiqués, la quasi-totalité des commerces de ces deux secteurs ont été concernés par les pillages. Dans certaines rues, les vitrines éventrées, les débris de verre et les devantures protégées par des panneaux de bois témoignaient encore, dimanche matin, de la violence des événements.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités individuelles dans les violences, les dégradations et les vols commis en marge de la manifestation. Mais les procédures ne s’arrêtent pas à ces 16 gardes à vue. Une dizaine d’autres individus font l’objet d’enquêtes pour des faits de vol ou de recel d’objets dérobés lors des pillages. Ils n’ont pas été placés en garde à vue, mais seront convoqués pour être entendus dans les prochains jours.
Ces suites judiciaires interviennent après une journée qui restera dans les mémoires des commerçants et des habitants. De la place de la République à la place de Bretagne, en passant par le Colombier, plusieurs secteurs du centre-ville ont été le théâtre de scènes de violences et de destructions. Selon le bilan des secours, les sapeurs-pompiers ont été sollicités pour 36 incendies sur la voie publique, tandis que 32 victimes ont été recensées, dont 28 civils et quatre membres des forces de l’ordre. Parmi les civils, une personne a été prise en charge en urgence absolue.


