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samedi 7 novembre 2026
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Une manifestation moins suivie dans un centre-ville verrouillé

Deux jours après la manifestation du 5 novembre, plusieurs milliers de manifestants (5500 selon la préfecture) ont de nouveau défilé dans les rues de Rennes, ce samedi 7 novembre 2026. Moins nombreux que jeudi, les protestataires ont quitté la place de Bretagne vers 14 h 30, avant de se retrouver bloqués sur l’esplanade Charles-de-Gaulle par un important dispositif policier. Après une longue attente, une partie du cortège a tenté de rejoindre la gare, mais les CRS lui ont barré la route.

Ce samedi, la mobilisation n’avait pas la même ampleur que celle du jeudi 5 novembre. Mais les manifestants étaient tout de même au rendez-vous, malgré l’absence de déclaration préalable en préfecture. Vers 14 h 30, le cortège s’est élancé de la place de Bretagne, empruntant le boulevard de la Tour-d’Auvergne, puis celui du Colombier, en direction de l’esplanade Charles-de-Gaulle. Sur le parcours, un incident inattendu est venu interrompre sa progression. Un motocycliste a chuté sur le boulevard du Colombier, provoquant un moment de confusion parmi les protestataires. « Ça y est, ça gaze ! », s’est inquiétée une jeune femme. Il n’en était rien. Après quelques minutes d’incertitude, le cortège a repris sa marche.

En marge du rassemblement, la préfecture a fait état de plusieurs incidents. Dès 14 h 21, elle annonçait l’interpellation d’individus porteurs de sacs à dos contenant des pierres et des bouteilles remplies d’excréments. Selon les autorités, ces objets étaient destinés à être lancés sur les policiers. Un peu plus tard, vers 15 h 16, les forces de sécurité intérieure auraient également essuyé des jets de projectiles sur le boulevard du Colombier, tandis que certains individus tentaient de s’emparer de barrières de chantier.

À 15 h 55, les services de l’État signalaient la présence d’individus masqués face aux policiers, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. « Certains ont allumé un feu de poubelles. D’autres ont des projectiles en main », précisait la préfecture. Celle-ci invitait les manifestants à s’éloigner de ce groupe, considéré comme hostile et susceptible de commettre des violences. À leur arrivée devant les Trois Soleils, les manifestants ont découvert un centre-ville pratiquement verrouillé. Rue d’Isly, devant Le Liberté, rue de Plélo et à proximité du cinéma Gaumont, d’importants effectifs policiers barraient les accès. Un camion à eau avait également pris position sur l’esplanade vers 15 h 30. Mais contrairement aux précédentes journées de mobilisation, les forces de l’ordre ne semblaient pas pressées d’intervenir…

Face à ce dispositif, les protestataires ont occupé le terrain comme ils le pouvaient. Certains chantaient, d’autres dansaient, tandis que de nombreuses pancartes dénonçaient la politique d’Emmanuel Macron et les pratiques policières. Les slogans hostiles aux forces de l’ordre revenaient toutefois  régulièrement dans les rangs. À 15 h 45, la foule était encore importante rue d’Isly, mais la situation demeurait au statu quo. Plutôt que de provoquer un affrontement direct, les policiers semblaient privilégier le maintien de leurs positions, laissant le rassemblement s’essouffler progressivement. Une manière, peut-être, d’éviter de nouvelles scènes de violences après celles du 5 novembre.

Au fil des heures, l’attente a fini par lasser une partie des manifestants. Faute de pouvoir poursuivre leur parcours vers le centre historique, beaucoup ont quitté les lieux. Une partie du cortège a décidé de reprendre la marche en direction de la gare de Rennes. Cette tentative a rapidement été contrariée par les CRS, qui barraient l’accès au secteur. Les manifestants ont alors modifié leur itinéraire, prenant la direction du sud, avant de remonter la rue de l’Alma. Vers 17 h 15, des lacrymogènes ont été tirés par les forces de police pour empêcher les derniers protestataires de se diriger vers la gare. 

Dernière minute (18 h) : La préfecture communique : « Le cortège sauvage résiduel qui a tenté de remonter vers la place de la gare a été repoussé par les policiers. Il déambule au sud des voies ferrées où il a effectué des jets projectiles sur les policiers et tenté d’enflammer une barricade. »

 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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