Dans les quartiers du Colombier et de Villejean, des banderoles sont accrochées aux balcons. Elles demandent la libération des prisonniers. Dans le quartier Sud-Gare, les revendications sont tout autre. L’une demande la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC), la seconde souhaite un changement de régime et la troisième appelle à soutenir les soignants.
Partout, ces banderoles fleurissent dans la ville. Elles sont le symbole d’une nouvelle forme de protestation, faute de pouvoir défiler et d’organiser des rassemblements. Le syndicats ne sont d’ailleurs pas en reste…Ils convient les Français à afficher des pancartes depuis leur balcon ou tout simplement à partager des slogans en ligne sur les réseaux sociaux.
« Même confinés, manifestons toutes et tous le 1er mai avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux, et donnons à cette journée une véritable force collective », ont proclamé dans un communiqué commun les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et de nombreux mouvements lycéens.
Tous pensent au prime abord aux « personnels soignants » mais aussi aux salariés « souvent des femmes, du commerce, de l’agroalimentaire, du paramédical, du social, du nettoiement », les agents des services publics, «et plus largement ceux et celles qui travaillent au service de la population. »




