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PERSONNALITÉS RENNAISES OUBLIÉES : LE TÉNOR PORTAIT LE NOM DERENNE ! 

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René Bouvier est oublié parfois dans les limbes de l’histoire. Pourtant, il fut un grand ténor. Né le 27 août 1907 à Rennes, il meurt dans l’Eure au Bec-Hellouin (jolie abbaye) le 18 avril 1987. Dans la capitale bretonne, il apprend le chant auprès de Marguerite Babaïan et suit des cours d’architecture. En hommage à sa ville natale, il prend bien vite le psudonyme, Paul Derenne.

En 1935, repéré lors d’un concours organisé par la revue Comoedia, il est dirigé par le chef d’orchestre Charles Munch dans l’opéra Hin und zurück d’un certain Hindemith. En 1937, après avoir été présenté à la compositrice Nadia Boulanger, le ténor rennais est récompensé par le grand prix du disque pour son interprétation des Madrigaux de Monteverdi. La même année, il fait ses débuts à l’opéra-comique dans Le testament de la tante Caroline d’Albert Roussel. Toujours en 1937, il chante avec la diva Germaine Lubin et l’une des sopranos les plus célèbres Janine Micheau. 

Un artiste international

En 1940, le chanteur est prisonnier des Allemands, mais vite libéré, il est engagé dans la troupe du Palais de Chaillot où il interprète tous les grands rôles de Messager, de Boieldieu ou encore de Rossini. Dans la même période, il fait la connaissance du compositeur Henri Sauguet avec lequel il découvre la musique d’un certain Erik Satie. 

A cette époque, l’artiste revient à Rennes. Le 22 mai 1942, Ouest-Eclair annonce sa venue à l’opéra. « Le public pourra l’applaudir dans des mélodies et dans des extraits de La dame blanche et Si j’étais roi. » En mars 1944, il joue au Grand théâtre L’enlèvement au Sérail. Mais sa prestation la plus spectaculaire fut sans doute celle dans La dame blanche de Boieldieu. 

Le 12 janvier 1942, Ouest-éclair s’enflamme pour son concitoyen qui incarne George Brown dans cette pièce. « Nous ne distinguions plus dans notre rêve étrange la langue des oiseaux de la langue des anges. Car Paul Derenne ténorise comme il parle. Il ignore la difficulté. Sa voix qui n’a pas de volume est faite du cristal le plus pur, sa musicalité unique, ses nuances aux splendides fraîcheurs laissent dans le ravissement. » 

Juste après la guerre, le ténor voyage beaucoup. On l’écoute à la Fenice de Venise et à la Scala de Milan. Il n’oublia pas sa province natale en chantant notamment Je n’ai rien que trois feuilles d’or du compositeur breton Guy Ropartz. Il fut enseignant à l’école de musique de Paris jusqu’à sa mort. Pour le découvrir : Jacqueline Paul Derenne, Une vie en duo, Éditions Médianes, 1992. 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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