Quel scénario ! Ce dimanche 18 octobre 2026, le Stade Rennais a vécu un après-midi complètement fou sur la pelouse du PFC. Menés à trois reprises, les Rouge et Noir sont revenus trois fois au score grâce à un triplé d’Estéban Lepaul, auteur de trois penaltys. Mais dans les dernières secondes du temps additionnel, un quatrième penalty, cette fois accordé aux Parisiens, a fait basculer la rencontre (4-3). Cette défaite est frustrante pour les hommes de Franck Haise, à quelques jours de leur déplacement européen à Turin.

Il y a des défaites qui laissent un goût amer. Celle concédée par le Stade Rennais, ce dimanche, au stade Jean-Bouin, restera sans doute longtemps dans les mémoires. Sept buts, quatre penaltys, un retourné acrobatique, un but refusé par la VAR et un dénouement cruel : cette rencontre de la 7e journée de Ligue 1 avait tout d’un scénario à suspense. Mais pour les Bretons, la fin de l’histoire a tourné au cauchemar.
Trois jours après leur victoire européenne face à l’OFI Crète (2-1), les Rennais espéraient poursuivre sur leur lancée. Face à un Paris FC ambitieux, ils ont pourtant rapidement montré leurs limites défensives. Dès la 11e minute, Brice Samba devait intervenir devant Pablo Pagis. Trois minutes plus tard, une mauvaise relance rennaise permettait à Lassine Sinayoko de récupérer le ballon et de servir Maxime Lopez, qui ouvrait le score (1-0, 14e).
Malmenés par le pressing parisien, les Rouge et Noir trouvaient néanmoins les ressources pour revenir. À la 29e minute, Estéban Lepaul, victime d’une faute de Pierre Lees-Melou dans la surface, transformait lui-même le penalty de l’égalisation (1-1). Ludovic Blas aurait même pu donner l’avantage aux siens, mais Kevin Trapp repoussait sa tentative (39e). Juste avant la pause, Maxime Lopez profitait d’un centre de Sinayoko pour inscrire un doublé et redonner l’avantage aux Parisiens (2-1, 45e+4).
Trois penaltys et un triplé pour Estéban Lepaul
À la mi-temps, Franck Haise décidait de secouer son équipe. Valentin Rongier, Mousa Al-Tamari et Mahamadou Nagida entraient en jeu. Les changements portaient rapidement leurs fruits. Bryan Reynolds se procurait une belle occasion dès la 47e minute, avant que Sebastian Szymański ne pense égaliser. Mais son but était annulé après intervention de la VAR, en raison d’une faute préalable de Djaoui Cissé sur Ilan Kebbal.
Les Rennais ne baissaient pas les bras. À la 74e minute, Al-Tamari obtenait un deuxième penalty, transformé sans trembler par Estéban Lepaul (2-2). Mais la joie bretonne était de courte durée. Deux minutes plus tard, Lassine Sinayoko réussissait un superbe retourné acrobatique dans la surface pour redonner l’avantage au Paris FC (3-2, 76e).
Une nouvelle fois, Rennes devait courir après le score. Et une nouvelle fois, Lepaul répondait présent. À la 88e minute, une main d’Otávio offrait un troisième penalty aux visiteurs. L’attaquant rennais ne tremblait pas et signait un triplé aussi rare que spectaculaire, composé exclusivement de tirs au but (3-3). À cet instant, les Rouge et Noir pouvaient même espérer mieux. Parfaitement lancé par Lepaul, Mousa Al-Tamari se retrouvait seul devant Kevin Trapp. Mais le gardien allemand remportait son duel. Le tournant du match.
Un quatrième penalty qui fait basculer la rencontre
Alors que le partage des points semblait se dessiner, tout basculait dans le temps additionnel. Sur une action dans la surface rennaise, Valentin Rongier retenait le maillot de Lassine Sinayoko. Après consultation des images, l’arbitre Bastien Dechepy désignait le point de penalty. Sinayoko prenait Brice Samba à contre-pied et offrait la victoire au Paris FC (4-3, 90e+7).
Le héros parisien pouvait exulter. Avec deux buts et deux passes décisives, il avait été impliqué dans les quatre réalisations de son équipe. À l’inverse, les Rennais quittaient la pelouse avec une immense frustration. Leur capacité à revenir trois fois au score n’avait pas suffi à masquer leurs errements défensifs. Pour Franck Haise, le constat était sévère. « Quand on prend quatre buts à l’extérieur, ce n’est pas facile de prendre des points, même si la balle du 4-3 est finalement pour nous. » L’entraîneur rennais regrettait également la décision arbitrale sur le dernier penalty : « Il faudra siffler tous les tirages de maillot dans les surfaces alors. Si on les siffle tous, pourquoi pas. »
Le technicien ne cherchait toutefois pas à exonérer ses joueurs. « On concède beaucoup trop d’occasions. Je trouve que l’on fait une bonne seconde mi-temps, mais il faut être régulier pour avoir des ambitions. » Du côté des joueurs, la déception était palpable. Auteur d’un triplé, Estéban Lepaul ne pouvait savourer sa performance personnelle. « Revenir trois fois et être menés en toute fin, c’est compliqué. On va retenir ce que l’on peut de ce match, on en a un autre important qui nous attend jeudi à Turin. »
L’attaquant, sorti en fin de rencontre après une blessure à la cheville, restait également dans l’incertitude concernant son état physique. Charlie Cresswell ne cachait pas non plus son agacement. « Je suis très frustré, on ne peut pas espérer gagner un match en prenant quatre buts. Le sentiment numéro un, c’est que l’on est fâché. On doit repartir au travail et faire mieux. »
Cette nouvelle défaite à l’extérieur pose forcément question. Après les quatre buts encaissés à Lyon lors de leur précédent déplacement en championnat, les Rennais ont encore cédé quatre fois. Certes, leur réaction offensive a été encourageante. Mais les trois réalisations bretonnes sont venues de penaltys, et les approximations défensives ont fini par coûter très cher. Désormais, les Rouge et Noir devront rapidement tourner la page. Jeudi 22 octobre, ils se déplaceront sur la pelouse de la Juventus Turin, avant de recevoir Strasbourg le dimanche suivant. Deux rendez-vous pour tenter de retrouver de la solidité et, surtout, éviter que les mêmes erreurs ne se répètent.
Paris FC 4 – 3 Stade Rennais FC (mi-temps : 2-1). Ligue 1, 7e journée, dimanche 18 octobre 2026, stade Jean-Bouin, Paris. Arbitre : Bastien Dechepy.
Buts : Paris FC : Maxime Lopez (14e, 45e+4), Lassine Sinayoko (76e, 90e+7 sur penalty). Stade Rennais : Estéban Lepaul (29e, 74e, 88e, tous sur penalty).
Paris FC : Kevin Trapp – Adama Camara, Samir Chergui (Emmanuel Mbemba, 86e), Diego Coppola, Hamari Traoré (Otávio, 79e) – Maxime Lopez, Pierre Lees-Melou (capitaine) – Ilan Kebbal (Moses Simon, 80e), Pablo Pagis (Rudy Matondo, 70e), Luca Koleosho (Moustapha Mbow, 86e) – Lassine Sinayoko. Entraîneur : Liam Rosenior.
Stade Rennais FC : Brice Samba (capitaine) – Przemysław Frankowski (Mahamadou Nagida, 46e), Charlie Cresswell, Anthony Rouault, Bryan Reynolds – Sebastian Szymański, Djaoui Cissé (Mahdi Camara, 63e), Adrien Thomasson (Valentin Rongier, 46e) – Ludovic Blas (Mousa Al-Tamari, 46e), Estéban Lepaul, Issa Soumaré (Boulaye Dia, 78e). Entraîneur : Franck Haise.
Avertissements : Paris FC : Chergui, Kebbal, Traoré. Stade Rennais : Frankowski, Cissé, Thomasson, Rouault.



