15.6 C
Rennes
mercredi 7 octobre 2026
AccueilActualitésMouvement lycéen : deux vidéos rennaises alimentent les accusations de violences policières

Mouvement lycéen : deux vidéos rennaises alimentent les accusations de violences policières

Depuis plusieurs jours, les manifestations lycéennes à Rennes sont marquées par de fortes tensions entre casseurs et forces de l’ordre. Dans les cortèges, les accusations de violences policières sont même devenues récurrentes. Deux vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux viennent aujourd’hui les alimenter. La direction de la police assure examiner les éléments qui lui sont transmis.

« Tout le monde déteste la police. » Le slogan a résonné à de nombreuses reprises dans les manifestations lycéennes organisées ces derniers jours à Rennes. À côté des revendications des jeunes, la question des méthodes employées par les forces de l’ordre s’est progressivement imposée dans les cortèges. Plusieurs manifestants ont dénoncé des interventions jugées brutales, notamment à Lens où un jeune a eu la main arrachée. Présente à plusieurs reprises sur le terrain, la députée LFI d’Ille-et-Vilaine Marie Mesmeur, a également dénoncé la « répression » du mouvement.

Ces dernières heures, deux séquences, diffusées sur les réseaux sociaux (Tik Tok et Instagram) et présentées comme ayant été tournées lors des récentes mobilisations lycéennes, cristallisent aujourd’hui ces accusations. La première montre une jeune femme confrontée à un policier. Elle donne à voir une intervention particulièrement brutale, avec un geste violent à son encontre.  Une deuxième vidéo montre elle un jeune homme aux prises avec des policiers devant les Champs Libres, lors des heurts survenus en fin de cortège, ce mardi soir. La scène se déroule sous les yeux de l’élue Marie Mesmeur, présente à quelques mètres. Là encore, des gestes violents sont visibles. Ces images, rapidement relayées sur les réseaux sociaux, sont venues ternir l’action policière menée pendant le mouvement lycéen. 

Ce n’est pas du maintien de l’ordre, ce sont des violences urbaines », Un policier.

Interrogée par RIA sur ces deux séquences, la direction interdépartementale de la police nationale d’Ille-et-Vilaine indique suivre les signalements qui lui parviennent. « Tout élément porté à la connaissance de la police fait l’objet d’un avis au procureur de la République qui saisit un service d’investigation », précise-t-elle. Elle rappelle au passage que « l’Inspection générale de la police nationale est directement destinataire de signalements à partir desquels elle ouvre une ou des enquêtes ». « La DIPN 35 est très attentive aux éléments transmis », ajoute la direction.

Dans les rangs policiers, pas question pour autant de réclamer un traitement de faveur pour les fonctionnaires apparaissant sur ces images. « S’il y a plainte, chacun expliquera ce qu’il a à dire. Mais il n’y aura pas de cadeau particulier », explique un policier. «S’il y a des choses qui existent, le policier concerné s’expliquera au moment voulu. Il n’aura pas le choix. » Mais il demande de replacer les images dans un contexte éprouvant pour les effectifs. « Cela fait une semaine que nous sommes sous pression. A Rennes, on n’est pas dans du maintien de l’ordre classique, on est dans des violences urbaines. On se retrouve face à des groupes variés, mobiles et encagoulés dans des situations extrêmement confuse», affirme-t-il. 

Le policier regrette aussi de ne pas disposer davantage de moyens permettant de conserver une distance avec les groupes. « On n’a plus le droit de se servir de lanceurs de balles de défense et de grenades assourdissantes. C’étaient justement des armements non létales qui nous permettaient d’éviter le contact », poursuit-il. Dans les services, certains policiers se disent aujourd’hui dépités par les slogans hostiles entendus depuis plusieurs jours et par l’image donnée de leur profession. « Beaucoup d’entre nous sont pères de famille », confie l’un d’eux. Mais sur les deux séquences diffusées sur les réseaux sociaux, la position affichée en interne reste la même : si des policiers ont franchi la ligne, ils devront s’en expliquer.

@cameliaa.stl

Ce n’est pas normal ce qui se passe, en plus de ça ils empêchent de filmer !! #blocus #manifestation #lycee #fyp #pourtoi

♬ original sound – 𝙆𝙖𝙞𝙧𝙤𝙭𝙭 – 𝙆𝙖𝙞𝙧𝙤𝙭𝙭

@clapuchkaplay

🇫🇷 RENNES | Une travailleuse sociale a reçu une gifle d’un CRS lors de la mobilisation lycéenne ce mardi. D’après l’auteur de la vidéo, elle était venue demander aux CRS « d’arrêter de faire peur » aux personnes qu’elle accompagne ainsi qu’à ses collègues lorsqu’un agent l’a frappée au visage. #reel #pourtoiii #forupage #partage #viral

♬ Slow Tide – Doris and the Fireworks

 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

// Dernières nouvelles publiées

Colloque à la fac : la justice administrative racontée à travers ses petites et grandes histoires

Des cabines de bains emportées par la mer, un projet d’usine marémotrice quarante ans avant la Rance, le vélodrome de Morlaix ou encore les...
- Advertisement -
- Advertisement -

// Ces articles peuvent vous intéresser