Ce 18 février, à l’université Rennes 2, des inscriptions ont été découvertes sur les murs du campus par les militants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. « Les noms de militants antifascistes, dont deux insoumis rennais, y étaient visés. Il s’agit de mon suppléant ainsi que d’une candidate sur la liste que je porte pour les élections municipales », explique la députée Marie Mesmeur sur X. « L’inscription précise exactement : mort à (xxx) (xxxx) (xxxx), précédée de l’inscription “Justice pour Quentin”. A proximité figuraient également une croix gammée ainsi que la phrase “Le Jarl vous salue”, en référence à un influenceur d’extrême droite qui profite des événements pour attiser la haine en fichant des militants. »
Pour elle, si la moindre violence venait à viser les militants ainsi désignés, la responsabilité de l’influenceur serait pleinement engagée. « Ces faits constituent des menaces de mort explicites et doivent être pris avec le plus grand sérieux au regard du climat politique actuel. Depuis les événements survenus à Lyon, au cours desquels Quentin Deranque, militant néofasciste, a été tué, La France insoumise fait l’objet d’une campagne de haine d’une intensité inédite. Partout en France, élus et militants insoumis reçoivent quotidiennement des menaces de mort ou de viol, tandis que nos permanences politiques sont attaquées. Ce matin encore, le siège national de La France insoumise a dû être évacué à la suite d’une menace à la bombe. »
Cette situation ne serait pas le fruit du hasard. « Elle est la conséquence directe de l’instrumentalisation calomnieuse du meurtre de Quentin par le gouvernement, la droite et l’extrême droite pour salir La France insoumise et servir leur agenda politique réactionnaire. Depuis des années, en multipliant les amalgames et en désignant La France insoumise comme cible, le gouvernement entretient un climat qui permet aux groupuscules d’extrême droite de prospérer dans l’impunité. Il contribue ainsi directement aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur nos militants. Si nous combattons politiquement l’extrême droite, c’est précisément parce qu’elle glorifie la violence, propage le racisme et s’attaque aux principes républicains. Depuis 2022, l’extrême droite a causé la mort de douze personnes dans notre pays, dans un silence médiatique et politique insupportable. Ismaël Ali, Djamel Bendjaballah, Federico Martín Aramburu et d’autres encore ont été assassinés par des militants d’extrême droite. Eux n’ont pas eu droit à leur minute de silence à l’Assemblée nationale. »
Aujourd’hui, Marie Mesmeur tient à exprimer sa solidarité et son soutien indéfectible aux militants visés. « Leur engagement antifasciste les honore, s’inscrivant dans l’histoire de la gauche démocratique et républicaine qui a toujours combattu l’extrême droite. Une question s’impose alors : qu’attend le gouvernement pour mettre fin à l’impunité dont jouissent ces groupes d’extrême droite ultra-violents ? Faudra— t-il la mort d’un autre jeune pour qu’il prenne enfin ses responsabilités ? Face à la gravité des faits, j’ai procédé à un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale concernant ces menaces de mort et la présence d’une croix gammée sur les murs de l’université Rennes 2. Justice doit être rendue et les auteurs de ces inscriptions doivent être identifiés et poursuivis. J’appelle les autorités publiques à garantir immédiatement la sécurité des militants politiques et associatifs. Nous ne lâcherons rien. » Photos publiées par les Insoumis sur Twitter.


