Que s’est-il passé ce jeudi soir 27 novembre en gare de Montparnasse ? À 19 h, le train pour Saint-Brieuc affichait près d’une heure de retard. Celui de 19 h 57, à destination de Rennes, Brest et Quimper, était tout simplement annulé faute de matériel. Et ce n’étaient pas les seuls. Plusieurs départs annoncés autour de 19 h ont été touchés par des changements. Dans le hall de Montparnasse, un message d’alerte indiquait aux passagers. « Les trains à grande vitesse au départ de Paris Montparnasse sont perturbés en raison de mises à quai tardives. Des retards entre 15 minutes et 2 heures sont à prévoir. »

Conséquence : une file compacte à l’espace billetterie et aux bornes pour tenter d’échanger les titres de transport. « Je n’ai pas les moyens de me payer un hôtel », lâchait une jeune femme. « Toutes les rames de demain matin sont complètes », précisait un autre, pianotant sur son téléphone. « Je ne sais pas comment je vais faire. » Partout, les voyageurs partageaient des conseils dans un calme tout relatif. « J’ai pu changer mon billet pour le TGV de 21 h 15, vous devriez essayer », proposait un Breton. « Je ne peux pas, je vais jusqu’à Lorient. Celui de 21 h 15 ne va que jusqu’à Rennes », répondait un autre.
À 21 h 15, bonne surprise pour les plus patients : le train était bien en gare pour les voyageurs à destination de Rennes, mais avec vingt minutes de retard. L’espoir de rejoindre la Bretagne renaissait, jusqu’à ce qu’un nouveau message tombe à 21 h 30 : cinquante minutes supplémentaires en raison de l’absence de conducteur. Dans les voitures, beaucoup de passagers, assis comme ils pouvaient, parfois à même le sol, prenaient les choses avec philosophie…
À 21 h 52, l’agence SNCF annonçait enfin la venue du chauffeur et un départ prévu vers 22 h 15. « C’est l’enfer », glissait une jeune femme. D’autres tentaient de garder le sourire. « On ne sait jamais… Le TGV ne partira peut-être pas », ironisait un passager. Le train a finalement quitté Paris avec quarante-cinq minutes de retard et est parvenu en Bretagne peu avant minuit. Rappelons qu’au-delà de trente minutes, la SNCF propose des compensations.
Dernière news. Ouigo a annoncé l’arrivée de la ligne Paris Rennes d’un troisième aller-retour à grande vitesse, en plus des deux déjà existants.



