Depuis plusieurs jours, plusieurs départs de feu se sont succédé dans différents secteurs de Rennes. Si certains incendies semblent avoir été provoqués par de très jeunes adolescents, d’autres pourraient être l’œuvre d’adultes. Cette succession de faits a inquiété les forces de l’ordre, alors que les conditions météorologiques et caniculaires favorisaient la propagation des flammes.
Vendredi soir, peu avant 22 h, un incendie s’est déclaré dans le secteur du parc de la Monniais, à Cesson-Sévigné, en limite de Rennes. Selon les premiers éléments recueillis, un policier, hors service, a aperçu deux jeunes à proximité d’un feu qui commençait à se propager dans des herbes. Il a réussi à les retenir au moment où les deux adolescents âgés de 14 ans prenaient la fuite.
Face à lui, tous deux ont reconnu avoir allumé des herbes sèches avec des allumettes avant de paniquer lorsque les flammes sont devenues incontrôlables. Un motard de passage est alors intervenu pour limiter la propagation du sinistre avec sa veste, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers qui ont procédé aux opérations d’extinction. Les deux jeunes, nés en 2012, ont finalement été remis à leurs parents.
Le lendemain, samedi vers 19 h 15, un nouveau départ de feu a été signalé au parc de Beauregard. Une témoin a indiqué avoir aperçu un garçon âgé d’une dizaine d’années en train de mettre le feu à des herbes. L’incendie est resté limité à environ deux mètres carrés avant d’être rapidement maîtrisé par les secours.
Les policiers sont également intervenus dans la nuit de samedi à dimanche puis de nouveau dimanche après-midi au bois de Sœuvres, près d’un bâtiment abandonné, à Chatepie. Cette fois, les témoignages ont évoqué plusieurs adultes qui auraient quitté les lieux à bord d’un véhicule après le départ des flammes. Les investigations se poursuivaient afin de déterminer les circonstances exactes de ces différents incendies.
D’après le journal Ouest-France, un autre sinistre a eu lieu au même endroit à Chantepie, dans l’après-midi de dimanche. Alors que l’Ille-et-Vilaine était confrontée à un risque élevé de feux de végétation, cette série d’incendies volontaires ou présumés a rappelé combien quelques allumettes pouvaient suffire à provoquer un sinistre aux conséquences bien plus graves.


