Ce mercredi 11 juin, les représentants des parents d’élèves se sont rassemblés devant l’école Contour Saint-Aubin, à Rennes, pour protester contre la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée prochaine. Une décision qui ne concernerait pas seulement cette école, mais aussi les établissements Sonia Delaunay, Moulin du Comte, Jean-Rostand et Marie Pape-Carpantier.
Selon la direction, cette mesure est justifiée par une baisse globale des effectifs d’une quinzaine d’élèves. Un argument jugé insuffisant par les représentants des parents, qui s’inquiètent des conséquences sur les conditions d’apprentissage.
« Les effectifs grimperaient à 28 voire 30 élèves par classe, ce qui est inacceptable dans le primaire », dénonce Séverine Artero, représentante des parents d’élèves à Contour Saint-Aubin.
Autre sujet d’inquiétude : les élèves allophones accueillis dans le cadre du dispositif UPE2A. Chaque année, une douzaine d’enfants non francophones sont intégrés à mi-temps dans les classes de Contour Saint-Aubin. Or, ces élèves ne sont pas comptabilisés dans les effectifs prévisionnels utilisés pour décider des fermetures de classes. Une omission qui fait craindre aux enseignants comme aux parents une surcharge de travail et des difficultés d’intégration scolaire si une classe venait à disparaître.
Trois AESH pour dix élèves en difficultés
À l’école Moulin du Comte, la situation est tout aussi préoccupante. Dix élèves bénéficient d’une notification MDPH, nécessitant un accompagnement spécifique.
« Ils ne sont que trois AESH à les encadrer actuellement. Si une classe ferme, les conditions d’accompagnement vont empirer », alerte un parent d’élève.
Les représentants des quatre écoles ont reçu le soutien de la mairie de Rennes ainsi que du député Mickaël Bouloux. Bien décidés à se faire entendre, ils annoncent déjà un nouveau rassemblement devant la DSDEN dans les prochains jours. Tous espèrent que la commission prévue le 26 juin leur donnera raison et reviendra sur la décision de l’inspection académique.
Lana Le Huitouze


