« À Villejean, les distributeurs ont été pillés dans les bâtiments, la cafétéria de l’Erêve a été pillée. Au moins cinq bâtiments ont été forcés, tout comme des portes, des bureaux… Et de nombreux, très nombreux tags », témoigne un employé de l’université Rennes 2. Son constat donne le tournis et la mesure des dégradations commises sur le campus, occupé depuis lundi 5 octobre à la suite d’une assemblée générale étudiante. « C’est un vrai carnage,», précise un policier.

Les installations du Crous Bretagne ont été particulièrement touchées. Deux espaces de restauration rapide ont subi d’importants dégâts, tout comme plusieurs distributeurs automatiques. Dans la nuit de mardi à mercredi, la sandwicherie et le restaurant universitaire de l’Erêve ont également été pris pour cible. Des portes ont été fracturées, du matériel informatique endommagé et des denrées alimentaires répandues au sol, jusque dans les espaces extérieurs du campus.
Mais les dégâts ne se limiteraient pas aux services de restauration, comme le témoigne l’employé. Des portes et des bureaux auraient été dégradés, tandis que de multiples inscriptions recouvriraient désormais les murs (voir un récent article). L’étendue exacte des dommages reste toutefois à établir. Mais pour les personnels du Crous, ces actes sont d’autant plus difficiles à comprendre que depuis plusieurs semaines, les équipes travaillent notamment à la généralisation du repas à un euro. Le Crous Bretagne et le Cnous ont annoncé avoir déposé plainte.
En attendant une évaluation complète des dégâts, les deux Crous Market’ de Villejean resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Le service de restauration du soir au Métronome est également suspendu, les conditions de sécurité n’étant plus réunies. Ces destructions surviennent alors que les mobilisations lycéennes et étudiantes ont donné lieu, ces derniers jours, à plusieurs épisodes de tension dans la capitale bretonne. Reste à déterminer les circonstances précises de ces dégradations et à identifier leurs auteurs. Une publication sur le réseau X évoque également la situation sur le campus.



