Le canton de Rennes 2 comprend notamment les quartiers de Thabor, Saint-Hélier, Alphonse Guérin, Longs-Champs, Beaulieu et Jeanne d’Arc. En 2018, il comptait 41 847 habitants. Il est tenu depuis 2015 par Catherine Debroise (PS) et Daniel Heurtault qui ne se représente pas.
Pour ce nouveau scrutin, Catherine Debroise, actuelle vice-présidente en charge de l’insertion et de la lutte contre l’exclusion, repart avec Vincent Haloua (PCF et contremaître). Connue des Rennais, elle a été longtemps adjointe au maire de la ville de Rennes. Mais elle n’est plus cumularde aujourd’hui. Sans doute parce qu’on lui promettait de ne pas « toucher » à son poste de conseillère départementale.
Un combat entre En Marche et les Républicains
Face à la sortante, En Marche et la Droite n’ont pas réussi à s’entendre. Les Républicains seront représentés par Pierre Abegg, ancien cadre et tête pensante de la droite rennaise depuis de nombreuses années, et Anaïs Jehanno, cadre hospitalière au Centre spécialisé et conseillère municipale. En Marche a fait confiance quand à lui à deux nouveaux de la politique : Sandrine Caroff-Urfer, professeure et conseillère municipale et Henri-Noël Ruiz, ancien directeur de l’Audiar.
Ces deux derniers binômes (En Marche et LR) sont les candidats les plus sérieux face à la gauche présente dans le département depuis maintenant quelques années. Ils bénéficient d’une certaine aura dans leur mouvement et peuvent se targuer d’une expérience professionnelle digne de ce nom. Le rôle de trouble-fête sera joué par les écologistes Marion Le Frêne (cadre) et Denez Marchand (ingénieur et responsable fédéral de l’UDB 35) et par les candidats du Rassemblement national, Marie de Lespinay (professeure) et Denis Duvernoy (ancien employé) .
À l’issue du 1er tour des élections départementales de 2015 Damien Bongart et Catherine Debroise (PS, 37,57 %) et Antoine Cressard et Laurence Taillandier (Union de la Droite, 29,57 %) étaient en ballotage. Au second tour, ils avaient largement remporté la mise avec 58 % des suffrages. Le Front National avait décroché au premier tour 11 % et les écolos 14 %.


