Au plus fort des violences du 17 octobre, à Rennes, une bouteille d’acétylène a présenté un risque d’explosion sur le chantier de la place de la République. Cet incident, passé jusqu’ici inaperçu, a été révélé ce jeudi 22 octobre par Laurence Lairet, directrice interdépartementale de la police nationale en Ille-et-Vilaine. Selon elle, les conséquences d’une éventuelle explosion auraient pu dépasser le périmètre du chantier.
Les images des violences du samedi 17 octobre ont marqué les esprits. Mais au milieu des affrontements, un autre danger a préoccupé les forces de l’ordre. Lors d’une rencontre avec la presse, ce jeudi 22 octobre, Laurence Lairet est revenue sur un incident. « On a même eu, sur le chantier de la place de la République, une bouteille d’acétylène qui a menacé d’exploser à un moment donné. Je vous le confirme », a-t-elle révélé.
Un risque qui aurait pu dépasser la place de la République
Selon Laurence Lairet, la bouteille se trouvait à proximité d’une cabane de chantier. Questionnée sur les conséquences possibles d’une explosion, elle a répondu : « Oui, au-delà de la place. » Pour rappel, l’acétylène est un gaz extrêmement inflammable, principalement utilisé pour les travaux de soudage et de découpage des métaux. Stocké dans des bouteilles spécifiques sous pression, il présente des risques importants lorsqu’il est soumis à une forte chaleur.
En cas d’incendie, son échauffement peut entraîner une décomposition du gaz et, dans certaines circonstances, provoquer la rupture violente du récipient. Dans un centre-ville où plusieurs foyers d’incendie avaient été allumés, la présence d’une telle bouteille représentait donc un danger potentiel. Cette révélation soulève au passage la question de la sécurisation des chantiers en période de fortes tensions.
Interrogée sur les prochaines précautions prises avec la municipalité, Laurence Lairet a confirmé que des demandes avaient été formulées auprès des services concernés. « Il y a un travail, il y a un lien qui s’est fait, de la même façon, très technique, avec les services de la municipalité pour avancer sur ces sujets », a-t-elle expliqué. La directrice de la police a tenu à souligner la coopération entre les forces nationales, la police municipale et les services techniques de Rennes pour retirer certains équipements susceptibles d’être utilisés lors des affrontements, notamment des barrières ou des poubelles. Le bilan opérationnel du 17 octobre établi par les secours faisait état de 36 incendies, de 32 interventions de secours à personnes et de plusieurs victimes parmi les civils et les forces de l’ordre.


