La mobilisation lycéenne se poursuit ce mardi 13 octobre 2026, à Rennes. Après les blocages signalés dès les premières heures de la matinée devant de nombreux établissements (voir notre article), d’importants feux de poubelles ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre devant le lycée Emile Zola. La circulation a été totalement interrompue.
Au milieu de l’avenue Jean-Janvier, des manifestants ont formé vers 9 h avec plusieurs conteneurs une barricade. Au-dessus de cet amas d’objet amoncelés, des flammes, hautes de plusieurs mètres, dégageaient un épais panache de fumée noire qui s’élevait au-dessus des arbres et des façades des immeubles voisins. Devant les risques de propagation, les CRS ont actionné un canon à eau sous les yeux des manifestants, refoulés plus bas dans l’avenue.
Vers 11 heures, des individus ont allumé plusieurs autres feux importants sur le pont Pasteur et devant le lycée Zola. Immédiatement, les forces de sécurité intérieure se sont déployées pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers. Auparavant, elles avaient fait les sommations d’usage pour inviter les lycéens à quitter les lieux. Certains se sont éparpillés vers les rues adjacentes. Quelques-uns ont toutefois aidé les forces de l’ordre à ranger les poubelles.
Selon les informations communiquées par la préfecture d’Ille-et-Vilaine vers 10 h, plusieurs actions de blocage et des feux de poubelles étaient en cours à Rennes. La situation étaient fortement perturbée dans quelques quartiers. Boulevard de Vitré, aux abords du lycée Chateaubriand, la circulation était interrompue. Dès ce matin, plusieurs établissements rennais étaient concernés par des blocages filtrants ou totaux, notamment Saint-Vincent, Descartes, Ozanam, Jean-Macé, Charles-Tillon et Louis-Guilloux.
Devant Saint-Vincent, des individus masqués avaient notamment disposé des poubelles pour empêcher l’entrée des élèves. Face à cette nouvelle matinée de tensions, la préfecture appelle les lycéens « à se dissocier des actes de violence urbaine », en particulier des incendies, qu’elle juge particulièrement dangereux pour le public, les automobilistes et les manifestants. Elle invite également les Rennais à éviter les secteurs concernés.
Ces incidents sont intervenus quelques heures avant une nouvelle manifestation prévue à 13 h, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, à l’appel des organisations lycéennes, étudiantes et syndicales. La contestation, entrée dans sa troisième semaine, continue ainsi de perturber fortement la vie quotidienne de la capitale bretonne. Photos Hardy, avenue Jean-Janvier, ce mardi 13 octobre 2026.


