Depuis lundi matin, enseignants, formateurs et personnels du lycée agricole de Saint-Aubin-du-Cormier bloquent leur établissement. Réunis au sein du mouvement « Ensemble pour Vassiriki », ils réclament un rendez-vous avec la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour défendre la situation de Vassiriki Doumbia, un élève de 21 ans sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Leur mobilisation a débuté dès 5 h du matin, en ce lundi 5 octobre. Elle se poursuivra tant que les personnels n’auront pas obtenu de réponse de l’administration. « Le blocus a un but précis : obtenir cette réponse. Il ne vise ni les élèves ni l’enseignement, mais l’absence de dialogue avec l’administration », expliquent-ils.
Originaire de Côte d’Ivoire, Vassiriki Doumbia serait arrivé seul en France à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui en terminale Bac Pro Aménagements paysagers, il a auparavant décroché un CAPa Jardinier paysagiste avec la mention Très Bien. Selon le communiqué, l’entreprise iD Verde, qui l’accueille en stage, souhaiterait désormais l’embaucher en CDI à temps plein.
Mais la préfecture d’Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a signifié une OQTF. Cette décision a ensuite été confirmée par le tribunal administratif de Rennes, puis par la cour administrative d’appel de Nantes. Les recours étant épuisés, ses soutiens entendent désormais obtenir un réexamen de sa situation.
« Son diplôme et la promesse d’embauche n’ont pas été pris en compte », regrettent-ils. La communauté éducative souhaite notamment qu’une délégation réunissant enseignants, employeur et avocate du jeune homme puisse être reçue par la préfecture. Elle réclame également la suspension de l’exécution de l’OQTF pendant un éventuel réexamen du dossier. En parallèle du blocage, une pétition a été lancée au lycée et en ligne. Elle doit être remise au préfet avec la demande de rendez-vous. Pour l’heure, les personnels annoncent leur intention de poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’obtention d’une réponse.


