La matinée agitée s’est prolongée dans le centre de Rennes, ce vendredi 2 octobre. Après les blocages devant plusieurs lycées, des groupes ont circulé dans le centre-ville, dressant des barricades et allumant des feux de poubelles. À 14 h 30, la préfecture faisait état de 12 interpellations.
Tout au long de la matinée, les forces de l’ordre ont été confrontées à plusieurs groupes mobiles devant la faculté de Droit, devant Joliot-Curie, Zola ou encore devant Saint-Martin. Des barricades ont été constituées, des feux de poubelles allumés et de nombreux projectiles lancés en direction des policiers et des gendarmes. Les sapeurs-pompiers sont intervenus sur 13 feux.
Vers midi, des manifestants sont passés par la place de la Mairie, où une poubelle a été incendiée devant l’Hôtel de ville. Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient place de la République, où la situation s’est tendue devant les passants médusés. Après des gaz lacrymogènes, le mouvement s’est ensuite déplacé vers la place de Bretagne, donnant lieu à un nouveau face-à-face avec les forces de l’ordre. Dans ce jeu du chat et de la souris, les groupes se dispersaient avant de se reformer quelques rues plus loin.
Vers 13 h 30, des manifestants ont rejoint le lycée Saint-Vincent, où ils ont tenté de forcer les grilles de l’établissement. A l’intérieur, les élèves ont été mis en sécurité pendant que l’alarme d’intrusion retentissait dans l’établissement. «De nombreux parents étaient inquiets pour les enfants, mais l’intervention des forces de l’ordre a contribué au retour au calme. En revanche, cela a créé beaucoup d’émois. Le directeur est venu rassurer les familles, peu après les évènements», témoignait une personne présente sur place.
Douze interpellations
À 14 h 30, la préfecture dressait un nouveau bilan. Elle évoquait les différents cortèges sauvages dans le centre-ville, les nombreuses barricades et les projectiles lancés sur les forces de l’ordre. «L’intervention rapide des forces de sécurité intérieure a permis d’éviter de nouveaux feux, dont une tentative d’incendie de la façade de l’Hôtel de ville», a-t-elle tenu à préciser.
Des troubles ont également été signalés à Saint-Malo, avec des feux de poubelles, ainsi qu’à Dol-de-Bretagne, où, selon les services de l’État, des gendarmes ont été la cible de jets de projectiles. La préfète de la région Bretagne, préfète d’Ille-et-Vilaine, dénonce de nouvelles « violences inadmissibles » et des « comportements irresponsables » mettant, selon elle, en danger le public et les élèves. Elle remercie également les policiers et les gendarmes mobilisés pour « leur professionnalisme et leur réactivité ». À 14 h 30, 12 interpellations avaient été effectuées.


