La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) d’Ille-et-Vilaine tire la sonnette d’alarme. Alors que plusieurs établissements scolaires ont dû fermer, modifier leurs horaires ou réduire leur capacité d’accueil en raison des températures exceptionnelles, l’association monte au créneau. « La FCPE 35 tient à exprimer sa vive inquiétude face aux conséquences de l’épisode de canicule qui touche actuellement l’Ille-et-Vilaine », écrit l’association dans un communiqué. « Plusieurs établissements scolaires du département ont été contraints ces derniers jours de fermer, modifier leurs horaires ou réduire leur capacité d’accueil en raison de températures devenues insupportables dans les salles de classe », ajoute-t-elle.
Pour la fédération de parents d’élèves, cette situation « met en lumière une réalité que les parents d’élèves dénoncent depuis longtemps : nos écoles ne sont plus adaptées aux défis climatiques d’aujourd’hui ». Elle pointe notamment des bâtiments anciens, mal isolés et insuffisamment ventilés. « Dans certaines écoles, les salles de classe se transforment en véritables fournaises, rendant les conditions d’apprentissage extrêmement difficiles pour les élèves comme pour les personnels », déplore-t-elle. Même constat dans les cours de récréation, « souvent entièrement minéralisées et dépourvues d’espaces ombragés », ce qui aggrave encore les effets de la chaleur.
Pour la FCPE 35, il est urgent de changer d’échelle. « Il n’est pas acceptable qu’en 2026, des enfants soient contraints de quitter leur établissement ou de suivre leur scolarité dans des conditions susceptibles de mettre en danger leur santé et leur bien-être », insiste-t-elle. L’association refuse notamment de voir dans les fermetures d’écoles un simple épisode exceptionnel. « La fermeture temporaire de plusieurs établissements ne doit pas être considérée comme un simple épisode exceptionnel, mais comme un signal d’alarme révélant une évolution structurelle.»
Les vagues de chaleur se multiplient »les infrastructures scolaires doivent désormais s’adapter à cette nouvelle réalité.»
À court terme, la fédération demande la mise en place de mesures d’urgence : pose de correcteurs thermiques sur les fenêtres, ventilation nocturne des bâtiments, installation de ventilateurs dans toutes les salles, brumisateurs dans les cours ou encore brise-soleil. Mais elle appelle également à un plan d’action plus ambitieux associant l’État et les collectivités territoriales. Parmi les pistes avancées figurent le renforcement de l’isolation thermique, la végétalisation des cours d’école, la création d’espaces ombragés et des solutions durables pour protéger élèves et personnels. « Les annonces publiées sur les réseaux sociaux ne suffisent pas à masquer les défaillances des responsables en charge du bâti scolaire. Nos enfants ont droit à une école sûre, accueillante et capable de faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain. Il est temps de passer des constats aux actes. »


