17 C
Rennes
lundi 4 mai 2026
AccueilActualitésMadame de Sévigné, la Bretonne que Paris remet en lumière

Madame de Sévigné, la Bretonne que Paris remet en lumière

Du 15 avril au 23 août 2026, le musée Carnavalet-Histoire de Paris consacre une grande exposition à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. Intitulée Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, elle rassemble plus de 200 œuvres, peintures, dessins, objets et manuscrits, pour raconter la vie d’une femme devenue l’une des plus grandes voix de la littérature française.

Le musée Carnavalet met naturellement en avant la Parisienne du Marais. Marie de Rabutin-Chantal naît place Royale, l’actuelle place des Vosges. Elle grandit dans ce quartier aristocratique et lettré, fréquente les cercles féminins les plus brillants du XVIIe siècle, puis s’installe à l’hôtel Carnavalet en 1677. C’est là qu’elle vit une partie essentielle de son existence et qu’elle écrit à sa fille, Françoise-Marguerite, comtesse de Grignan.

Mais cette exposition parisienne est aussi l’occasion de rappeler une évidence trop souvent oubliée : Madame de Sévigné fut aussi une Bretonne. Née à Paris en 1626, elle épouse en 1644 Henri de Sévigné, gentilhomme breton. Par ce mariage, elle entre dans une famille et dans un territoire qui vont profondément marquer sa vie : celui des Rochers, près de Vitré, en Ille-et-Vilaine.

Après la mort de son mari, tué en duel en 1651, la jeune veuve partage sa vie entre la capitale et la Bretagne. Aux Rochers, elle trouve un refuge. Elle y lit, elle y marche, elle y pense, elle y écrit. Dans l’exposition, plusieurs éléments évoquent d’ailleurs ce lien breton. Le château des Rochers-Sévigné, à Vitré, apparaît comme l’un des grands lieux de commémoration de l’épistolière. Un portrait de Madame de Sévigné, conservé à Vitré, y est présenté. Tandis que l’étude préparatoire d’Emmanuel Dolivet pour la sculpture de la marquise, conservée au musée d’histoire de Vitré, rappelle aussi combien la Bretagne a entretenu sa mémoire.

On cite souvent Chateaubriand lorsqu’on parle des grands écrivains liés à l’Ille-et-Vilaine. Il ne faut évidemment pas l’oublier. Mais le département ne peut pas se résumer à lui. Avant Chateaubriand, il y eut aussi Madame de Sévigné : une femme libre, cultivée, fine observatrice de son temps, dont les lettres restent un monument de la langue française.

Le château des Rochers-Sévigné, situé à cinq kilomètres du centre-ville de Vitré, permet aujourd’hui de prolonger cette redécouverte. Ce manoir gothique du XVe siècle, avec ses tourelles et sa chapelle octogonale, abrite un musée consacré à la marquise. On y découvre sa vie, ses objets, ses portraits, son univers. C’est dans ce cadre qu’elle séjourna à de nombreuses reprises et qu’elle écrivit une partie importante de sa correspondance, notamment à sa fille. Pour la redécouvrir, l’expo au Musée de Carnavalet ou château des Rochers. 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

// Dernières nouvelles publiées

À vélo à travers la France : Sonam Dhondup porte la voix du Tibet

À 36 ans, Sonam Dhondup traverse la France à vélo avec la volonté de faire connaître la cause tibétaine. Installé en France depuis près...
- Advertisement -
- Advertisement -

// Ces articles peuvent vous intéresser