Le Jarl, de son vrai nom Yovan Delourme, auteur du livre Ça va mal finir, entame une nouvelle vie dans le sud de la Bretagne. L’influenceur rennais de droite aux millions de vues sur les réseaux sociaux a choisi de collaborer avec Guénaëlle Barrière, avocate, fille du chanteur Alain Barrière et propriétaire du Stirwen, un théâtre-discothèque emblématique, situé à Carnac, dans le Morbihan.

Fini Rennes. Avec sa femme et ses deux filles, il s’est installé entre La Trinité-sur-Mer et Auray, dans un petit coin de paradis où il venait faire du camping, étant jeune. « J’y suis bien. J’ai quitté la capitale bretonne en décembre dernier. Ici, je revis. C’est un pays où la vie est tranquille, où les gens te disent bonjour. Il n’y a pas d’insécurité ! », confie-t-il.
Après avoir reçu plusieurs propositions en France et à l’étranger, Le Jarl a finalement jeté son dévolu sur ce qu’il appelle désormais son «château». Depuis, il entame d’importants travaux dans ce lieu resté fermé tout l’hiver. «On refait la moquette, le comptoir et surtout, on se concentre sur la sécurité », explique-t-il. L’influenceur assure avoir notamment revu de nombreux détails pour se conformer aux normes actuelles et plus drastiques depuis le terrible drame du bar Le Constellation. « On va jusqu’à changer les coussins. »
Depuis l’annonce de cette nouvelle aventure sur Facebook, le rythme s’est accéléré pour l’homme en noir des nuits bretonnes. «J’ai embauché une équipe de sécurité venant de Nantes, dont la moitié du staff est d’origine musulmane. C’était important pour moi de recruter des gens de différents horizons», précise-t-il. Annoncé « blindé l’été », le Stirwen ne sera pas seulement une discothèque estivale. Le lieu accueillera aussi des mariages, des séminaires et divers événements. «C’est un endroit mythique. À l’époque d’Alain Barrière, tout le monde s’y pressait », rappelle Le Jarl. Parmi les figures passées par là : Johnny Hallyday, Serge Lama, Brigitte Bardot ou encore Michel Drucker. «L’objectif est de retrouver cette effervescence.»
«Je reçois énormément de réservations. C’est assez dingue. Tout le monde veut venir voir mon nouveau château.»
Pour Le Jarl, ce projet marque une forme de «renaissance». Il se dit surtout reconnaissant envers Guénaëlle Barrière, qui lui a accordé sa «confiance» et qui ne tarit pas d’éloges à son égard dans les colonnes d’Ouest-France. «Je m’entoure de personnes rigoureuses et compétentes. La politique et les polémiques ne m’intéressent pas. Mes équipes sont diverses, et j’en suis ravie», confie-t-il dans le quotidien.
Malgré ce nouvel élan, certaines blessures restent présentes chez le Jarl. L’influenceur évoque encore les tensions passées à Rennes, notamment cette nuit de violences impliquant des militants de l’ultra-gauche et son ancienne équipe, dans un ex-cinéma jouxtant la discothèque Le 88. « Pendant des mois, ma famille a été menacée. J’ai reçu des menaces de mort. Mais ce qui me touche le plus, c’est d’être qualifié d’extrême droite. De droite, d’accord. Mais je suis pas facho », insiste-t-il.
Aujourd’hui, il préfère regarder vers l’avenir, bien loin de Rennes. À Carnac, Le Jarl compte poursuivre son activité sur les réseaux sociaux et mettre en avant son métier de la nuit. Il parlera sans doute du Stirwen, capable d’accueillir jusqu’à 1 000 personnes dans une architecture unique. Son espace principal, de 900 m², est d’ailleurs conçu comme une arène à plusieurs niveaux, avec une piste en marbre ornée d’une étoile blanche, symbole du lieu. En fond, une baie vitrée laisse apparaître une fontaine, ajoutant à l’atmosphère singulière de l’établissement. Le Jarl regarderait-il vers d’autres horizons ? Rendez-vous le 18 avril, date d’ouverture du lieu.


