Si elle a été déposée le 9 février, la liste du candidat Rassemblement National (RN) Julien Masson a été présentée aujourd’hui, en même temps que ses 60 promesses pour l’accession au fauteuil de maire de Rennes.
« Nous sommes l’alternative », a annoncé d’entrée de jeu le candidat RN Julien Masson ce jeudi après-midi, entouré d’une petite partie de ses colistiers. Lors de ce rendez-vous, de nombreuses piques et reproches ont été faits à ses concurrents, tant au Parti socialiste au pouvoir qu’aux partis de droite en lice. « Ils veulent nos voix, mais pas nos gueules », a-t-il résumé.
Si les critiques sur les décisions municipales en cours ont été légion, les solutions à apporter pour y remédier ont été plus floues. Roazhon Park 2, Parking Vilaine, MusicHall du Parc-expo, projets d’immeubles : ces dossiers ont été vivement décriés par le parti d’extrême droite qui avoue, s’il arrivait au pouvoir, ne plus pouvoir revenir en arrière.
Insécurité, immigration, qualité de vie
Le sujet numéro 1 au Rassemblement National concerne l’insécurité à Rennes. Une police municipale doublée et armée (pour passer à 240 policiers et 40 ASVP), une brigade de nuit 7j/7 et 24h/24 et 250 caméras de vidéoprotection sont proposées. « La sécurité est la première des libertés et nous souhaitons un ratio d’un policier municipal pour 1000 habitants », a insisté Julien Masson, se reposant sur son numéro 2 Luca Togni, ancien patron de la police nationale à Rennes. « Il connait parfaitement la situation et sait comment déployer la police dans les quartiers, là où les Rennais vivent la boule au ventre », a-t-il assuré. Et d’ajouter : « La situation actuelle n’est pas une fatalité. C’est le résultat d’une succession de mauvais choix politiques. » Le serpent de mer de l’expulsion des logements sociaux des délinquants et de la fermeture des commerces connus pour blanchir l’argent sale a également été posé sur la table.
« Si la mairie de gauche martèle que l’immigration est un sujet national et non municipal, je réponds que c’est incorrect concernant Rennes. Il y a ici un vrai sujet, illustré par les campements indignes de migrants, en augmentation. Ils deviennent des zones d’attractivité largement subventionnées », a ensuite déclaré le candidat RN qui veut « couper l’appel d’air », notamment en stoppant les subventions aux associations et ONG venant en aide aux migrants. Et de faire un lien entre délinquance et immigration, nuançant tout de même : « Tous les délinquants ne sont pas des étrangers, mais leur surreprésentation est indéniable », pointant du doigt les mineurs étrangers isolés « recrutés par les réseaux mafieux et les dealers ».
C’est côté « qualité de vie » que le parti de Marine Le Pen botte un peu en touche à Rennes. Même si les propositions sont là sur le flyer, le candidat a du mal à proposer des solutions concrètes. Le gel des augmentations d’impôts locaux, l’arrêt de la construction de tours en béton, un ‘plan Marshall’ pour le commerce, une ville plus végétale, l’arrêt de la ‘politique anti-voitures’ et l’encouragement de l’installation de fleurons industriels à Rennes font partie des propositions, malheureusement pas chiffrées à ce jour. « Nous souhaitons réaffirmer Rennes comme la capitale économique de la Bretagne et stopper l’idéologie de la décroissance menée actuellement », a terminé Julien Masson.


