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mardi 24 mars 2026
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métropole rennaise : sept maisons individuelles sur dix sous-occupées

Selon une dernière étude de l’Insee (parue en juillet), 7,6 millions de résidences principales en France sont considérées comme « sous-occupées très accentuées ». Cela signifie qu’elles comptent au moins trois pièces de plus que le nombre théorique nécessaire, selon une norme fondée sur la taille et la composition du ménage. Ce phénomène concerne essentiellement des maisons individuelles, habitées par des propriétaires âgés, vivant seuls ou en couple, souvent dans le même logement depuis plusieurs décennies.

Selon une étude de l’Insee, un quart des ménages français vivent dans des logements bien trop vastes.

La région rennaise illustre parfaitement cette dynamique. Dans la couronne périurbaine de Rennes, 70 % des maisons individuelles de cinq pièces ou plus sont en situation de sous-occupation très accentuée — un des taux les plus élevés de France. Tous types de logements confondus, 33 % des résidences principales du bassin de vie rennais sont concernées, contre 25 % au niveau national.

La sous-occupation est nettement plus marquée dans les couronnes périurbaines que dans les centres urbains denses. À Rennes comme ailleurs, les appartements plus petits du centre limitent mécaniquement le phénomène. À l’inverse, dans les communes résidentielles autour de la ville, composées en majorité de pavillons, près d’un logement sur deux est trop vaste pour ses occupants. Dans sa couronne périurbaine, plus de 7 maisons sur 10 de grande taille sont sous-utilisées. La même logique s’observe dans d’autres grandes agglomérations comme Strasbourg, Toulouse ou Nantes, où les couronnes affichent des taux similaires.

La Bretagne serait la région française la plus exposée à ce phénomène, devant la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France.

L’étude de l’Insee relance un sujet sensible. En 2021, la chercheuse allemande Pia Mamut avait notamment proposé, devant le Bureau européen de l’environnement, de fixer des quotas de surface par personne, pour des raisons environnementales : 14 à 20 m² pour une personne seule, 40 à 80 m² pour une famille de quatre. Des propositions qui suscitent encore aujourd’hui des réactions vives. Marine Le Pen s’était insurgée sur X (ex-Twitter), dénonçant une logique de collectivisme : « Non mais ça devient l’URSS ! »

Malgré la taille excessive de leurs logements, seuls 9 % des ménages concernés souhaitent déménager, selon l’Insee. La très grande majorité se dit satisfaite de ses conditions de vie, et voit dans ces pièces supplémentaires un atout plus qu’un fardeau : pour accueillir enfants ou petits-enfants, pour télétravailler, ou simplement pour conserver une forme de liberté domestique.

Mais le vieillissement de la population laisserait même entrevoir une poursuite du phénomène. Les 60 à 85 ans pourraient représenter plus d’un quart de la population française d’ici 2040. À comportements constants, la sous-occupation ne peut que progresser, notamment dans les zones résidentielles autour des villes. Lire l’étude complète de l’Insee – n°2064 (juillet 2025).  Pour info, en Bretagne, près de la moitié des logements y comptent au moins cinq pièces

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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