En janvier 2026, la brigade des stupéfiants de la Direction interdépartementale de la police nationale (DCT) d’Ille-et-Vilaine a ouvert, sous la direction du parquet de Rennes, une enquête préliminaire pour trafic d’héroïne et participation à une association de malfaiteurs. Ces faits son susceptibles d’être punis de dix ans d’emprisonnement.
Le 17 mars 2026, une opération de police judiciaire a été déclenchée, impliquant une grande mobilisation des personnels et moyens de la police nationale sur le secteur de la rue d’Uppsala à Rennes. « Il a été procédé à l’interpellation de huit individus défavorablement connus pour des infractions en lien avec les stupéfiants et à la saisie de près de 9.500 euros. Une neuvième personne, identifiée comme nourrice a également été placée en garde à vue », note le procureur de la République, Frédéric Teillet.
Le 20 mars 2026, sept hommes âgés entre 20 ans et 57 ans, ont été présentés au procureur de la République. « Trois d’entre eux, défavorablement connus pour des infractions en lien avec les stupéfiants, ont été placés en détention provisoire conformément aux réquisitions du procureur de la République. Ils seront jugés le 4 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Rennes. » Les quatre autres, déjà condamnés pour trafic de stupéfiants et identifiés comme logisticien, nourrices et ravitailleurs privilégiés du trafic d’héroïne ont été jugés ce jour en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ils ont été condamnés à des peines d’un an à trois ans d’emprisonnement ainsi qu’à l’interdiction de séjour à Rennes de deux à cinq ans.
Tous ont été incarcérés à l’issue de l’audience. Deux mis en cause ont été laissés libres à l’issue des gardes à vue. « L’ensemble des réponses pénales apportées démontrent la volonté du parquet de Rennes d’apporter une réponse ferme à ces faits au regard des enjeux de santé publique et des troubles à l’ordre public générés par les trafics de stupéfiants », précise le procureur.


