Une centaine de personnes se sont rassemblées spontanément hier, à la tombée de la nuit, samedi 3 janvier 2026, place de la République, à Rennes. Ce rassemblement intervenait après l’annonce de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces armées américaines, lors d’une opération militaire surprise.
Dans la pénombre de la place, éclairée par les lampadaires et les vitrines alentour, drapeaux et pancartes ont rapidement attiré l’attention des passants. Plusieurs organisations de gauche étaient présentes, dont la Confédération générale du travail (CGT), le Mouvement des jeunes communistes et La France insoumise. La députée d’Ille-et-Vilaine Marie Mesmeur a également pris la parole.
Tour à tour, les intervenants ont dénoncé une intervention qualifiée d’illégale et contraire au droit international. « On ne peut pas accepter qu’un chef d’État soit arrêté par une armée étrangère, en dehors de tout cadre juridique international », a lancé un militant, sous les applaudissements. « Critiquer le régime de Maduro ne signifie pas accepter une intervention militaire des États-Unis », a résumé une militante.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les États-Unis ont mené une opération militaire de grande ampleur au Venezuela, baptisée « Absolute Resolve » (« Détermination absolue »). Des frappes ciblées ont touché des sites stratégiques et militaires à Caracas. Le président Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés par des forces spéciales américaines sans résistance majeure, avant d’être exfiltrés hors du pays.
Le couple a été transféré à bord d’un navire de guerre américain, puis acheminé vers les États-Unis. Des images diffusées par la Maison-Blanche montrent Nicolás Maduro escorté dans un aéroport du nord de l’État de New York, puis transporté en hélicoptère jusqu’à Manhattan. Une vidéo officielle le montre ensuite menotté, en sandales, encadré par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA).
Nicolás Maduro doit comparaître à une date encore indéterminée devant un juge fédéral à New York. Il est poursuivi notamment pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne sur le sol américain. Lors d’une conférence de presse donnée en Floride, le président américain Donald Trump a déclaré devant la presse. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse. » Plusieurs organisations ont déjà annoncé vouloir rester mobilisées dans les prochains jours, alors que les réactions internationales à l’opération américaine continuent de se multiplier.


