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vendredi 20 mars 2026
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Rennes, ses cloîtres… et ses secrets bien gardés

Rennes a été naguère une ville religieuse. Très religieuse. Et ça se voit encore. Ici et là, planqués entre deux rues, subsistent de magnifiques cloîtres. Cet été, laissez tomber les sentiers battus et poussez les bonnes portes. Voici un petit tour d’horizon, non exhaustif, pour se ressourcer — ou simplement respirer.

Cloître des Beaux-Arts. Ouvert au public, surtout à l’heure du midi, ce cloître est un vrai coin de paix. On peut y manger son casse-croûte en toute tranquillité, loin des restos hors de prix. Ici, personne ne vous demande qui vous êtes ni ce que vous faites là. Vous êtes chez vous. Des bancs, du calme, des sculptures faites par les étudiants… Le tout au cœur de la culture rennaise. Cloître des Beaux-Arts, rue Hoche. (Attention : fermé pendant les vacances scolaires, réouverture à la rentrée !). 

Cloître du couvent des Jacobins. Longtemps laissé à l’abandon, ce cloître a aujourd’hui fière allure. Il se visite (si vous avez de la chance) lors de visites organisées par la ville — souvent le samedi matin. Sinon, c’est tintin. Sauf si vous êtes invité à un gros événement sur l’intelligence artificielle ou le développement durable. Cloître des Jacobins, rue de Saint-Malo, place Sainte-Anne.

Cloître des Petites Sœurs des Pauvres. Notre préféré. Planqué sur la route de Paris, avant Beaulieu et tout près du centre hospitalier spécialisé, ce cloître est calme, atypique et presque oublié. Il ne ressemble ni à celui des Jacobins ni à celui des Beaux-Arts. Visite libre, à condition de respecter le lieu, les résidents… et de glisser une petite prière dans la chapelle. Cloître des Petites Sœurs des Pauvres, rue de Paris.

« Ici, vous traversez les siècles. Saint-Cyr, c’est une trace qui parcourt l’histoire », expliquait Edmond Hervé, ancien maire de Rennes dans les colonnes d’un grand journal local. Homme d’érudition, épris d’intelligence, l’ancien élu a décidé de racheter le domaine Saint-Cyr en 1986 pour en faire une maison de retraite, des logements étudiants, un immeuble HLM…et ouvrir le parc au grand public. Grand bien lui en a pris. L’ancien édile a conservé un lieu d’histoire abrité derrière des grands murs de schiste où l’on trouve un joli petit cloître calme et construit en 1646. Aujourd’hui, peu ont malheureusement la chance d’en profiter. Mais qu’il est bon de savoir que nos anciens puissent profiter de ce lieu tranquille et d’histoires.

 

Cloître de la rue de Redon. Un petit bijou. Moins connu, aussi pittoresque que celui de l’Hôtel-Dieu. Sous une ancienne chapelle traditionaliste, on y trouve une grande croix en granit, des sculptures contemporaines, des vieux murs en schiste, des bancs en pierre, des massifs de fleurs… Un coin de tranquillité absolue. Construit vers 1880 par les Franciscains. Pas toujours ouvert. Cloître des Franciscains, rue de Redon.

Cloître de l’Hôtel-Dieu. Certains diront : ce n’est pas vraiment un cloître. Nous, on dit que si. Espérons qu’il sera bien mis en valeur avec la future réhabilitation du site. On peut l’apercevoir lors des concerts organisés dans l’église ou bientôt lors de l’ouverture des boutiques prévues sur place. Cloître de l’Hôtel-Dieu, rue de l’Hôtel-Dieu.

Cloître de la faculté de Sciences-Économiques. Le plus discret. Accessible par la place Hoche, il a été dessiné par Henri Labrouste (oui, celui de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris) en 1856. Construit sur les vestiges du couvent des Carmélites, le bâtiment mélange brique et tuffeau dans un style d’inspiration romane. Peu connu, mais remarquable. Place Hoche. 

Cloître Saint-Melaine. Adossé à l’église du même nom, ce cloître est un havre de paix. Chaque année, il devient un lieu culturel pendant les Tombées de la nuit. Sa particularité ? Il a été reconstruit à partir de 1670 par l’atelier Corbeau, avec ses piliers en granit et ses sculptures en calcaire. En bonus : les arcades de l’ancien cloître des Carmes (rue Vasselot) y ont été déplacées. Un bel exemple de mix d’époques religieuses, derrière l’église Saint-Melaine. 

Cloître du lycée Émile Zola. Avenue Janvier, l’actuel lycée a été prieuré, hôpital, collège de jésuites, lycée impérial… Les galeries en arcades qui longent les salles de classe rappellent furieusement un cloître. Malheureusement, seuls les élèves peuvent en profiter. Avenue Janvier, 35 000 Rennes.

Cloître du couvent des Dominicains. C’est peut-être le plus petit. Il se niche rue Brizeux, dans le couvent des Dominicains. À voir uniquement pendant les Journées du Patrimoine. À cette occasion, vous pourrez aussi visiter la chapelle et découvrir leurs trésors : vieux livres, reliquaires, gravures, tableaux, photos…

Cloître de la maison Saint-Cyr (clinique Saint-Laurent). Non accessible au public, ce cloître situé route de Betton, près des Gayeulles, n’est visible que par les résidents et le personnel soignant. Mais quel lieu : colonnes en granit, statues, bosquets fleuris. Les Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve s’y installèrent en 1858. Chapelle dédiée à Sainte-Catherine au fond du cloître, avec un escalier hélicoïdal du plus bel effet. Envie d’aller plus loin ? Des visites guidées existent. Sinon, il vous reste l’option discrète : la porte entrouverte, le regard curieux, et le respect des lieux. 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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