Depuis plusieurs jours, plusieurs vols de cigarettes électroniques jetables, appelées « puffs », ont été signalés devant certains lycées du centre-ville de Rennes. Selon des témoignages d’élèves, de jeunes individus s’en prendraient à des groupes de filles ou à des lycéens isolés à la sortie des cours. « A deux pas de mon établissement, j’ai un copain en seconde qui en a été victime », explique un lycéen.
Les faits se produiraient principalement devant les grilles des établissements ou dans les rues voisines, souvent en fin de journée. Les victimes sont abordées rapidement par de petits groupes qui tentent de leur arracher leur puff ou de les intimider pour qu’ils la remettent. Les vols se déroulent généralement en quelques secondes. Ils ne concernent toutefois pas seulement les abords des établissements scolaires. Des buralistes et des commerçants signalent également sur toute la France des vols réguliers dans certains bureaux de tabac et supermarchés. Dans ces cas-là, des individus profitent parfois de la présence de présentoirs près des caisses pour s’emparer rapidement de plusieurs produits.
Ces cigarettes électroniques jetables sont petites, légères et faciles à cacher, ce qui facilite leur vol. Elles connaissent aussi un grand succès chez les jeunes, notamment en raison de leurs parfums sucrés ou fruités et de leur simplicité d’utilisation. Autre facteur qui alimente ce phénomène : la revente entre jeunes. Certaines puffs volées seraient revendues à des camarades de lycée ou via les réseaux sociaux, parfois à un prix légèrement inférieur à celui pratiqué en magasin. En France, une puff coûte généralement entre 8 et 12 euros, selon la marque et le nombre de bouffées. Pour certains voleurs, s’emparer de plusieurs objets peut donc représenter une petite source d’argent rapide. Pour rappel, la vente de cigarettes électroniques est interdite aux mineurs, et la publicité pour ces produits est très encadrée. Crédit : DR


