Candidate Lutte ouvrière, Sandra Chirazi est éliminée dès le premier tour des municipales. Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, elle remercie les « 653 électeurs » qui ont voté pour la liste Lutte ouvrière — le camp des travailleurs à Rennes (0, 88 %). « Ils ont ainsi exprimé le rejet des politiciens, de gauche comme de droite ou d’extrême droite, qui aspirent à gérer ce système capitaliste,de plus en plus inégalitaire, réactionnaire et guerrier », explique-t-elle. « Dans ce système, la crise économique ne peut mener qu’à de nouveaux conflits et à l’escalade guerrière généralisée. Quels que soient les vainqueurs de ces élections, l’Etat va continuer de secourir les capitalistes et d’augmenter le budget militaire en présentant l’addition au monde du travail. »
Pour elle, le débat doit se placer ailleurs qu’à l’échelon local. « Les politiciens, de la gauche à l’extrême droite, se déchirent parfois en vue du second tour, mais ils sont tous d’accord pour augmenter les dépenses d’armement. Certains dénoncent l’impérialisme américain, mais se gardent bien de dénoncer aussi l’impérialisme français. Tous ont approuvé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée. Demain, ils seront au garde-à-vous derrière le chef des armées pour nous demander de sacrifier nos enfants pour “la patrie”, en réalité pour les marchands de canon. »
Tout au long de la campagne, Sandra Chirazi a affirmé clairement le camp du monde ouvrier et ses perspectives. « Nous voulons refuser les divisions entre exploités, nous opposer à cette folle course au profit qui mène à la guerre, affirmer que les travailleurs peuvent changer la société. Dès aujourd’hui, nous pouvons préparer les mobilisations sociales de demain, en construisant un parti ouvrier, communiste, internationaliste. C’est indispensable pour que les luttes à venir soient victorieuses et mettent fin à la dictature du capital sur toute la société. » Leur page de campagne : Municipales 2026 : Rennes


