Ce dimanche 8 mars 2026, Rennes a battu à plat de couture les Niçois sur le score de 4 à 0. Les Rouge et Noir n’ont montré aucune pitié pour les Aiglons, soutenus par des supporters pour le moins dédaigneux envers les Bretons. Pendant la rencontre, le kop niçois a déroulé une banderole où l’on pouvait lire : « votre folklore : le Gwenn ha Du et les galettes-saucisses. La réalité : des punks à chiens et de la 8.6. »
« Pas si mal pour des punks à chien », a ironisé le tennisman Arthur Rinderknech, installé en Bretagne, sur son compte X.
Derrière leur petite pique folklorique, ce message pose la question du fair-play et des antagonismes entre groupes de supporters. Il renvoie aussi à un phénomène plus large : la place que prennent parfois les messages politiques dans les tribunes. Dans un article publié ce dimanche, le journal Le Monde évoquait justement ces dérives dans un papier intitulé Extrême droite : dans les tribunes, les lignes floues entre passion du football et activisme politique. «Les victoires électorales de l’extrême droite en France se reflètent en partie dans les tribunes populaires, même si les groupes ultras entretiennent des rapports complexes avec la politique », écrivait le quotidien.
Pour illustrer ce phénomène, le journal citait notamment l’exemple niçois. « Le cas de Nice est sans doute le plus parlant.» Car bien que tous les supporters des Aiglons ne sont pas identitaires ou autres, certains signes laissent penser qu’une frange de la Populaire Sud se reconnaît dans une droite plus radicale. Selon Le Monde, certains personnages arborent les vêtements d’une marque et plantent des croix depuis quelques mois sur les hauteurs de la ville de Nice. Ils auraient aussi une certaine appétence pour le hooliganisme, l’entraînement à la boxe thaïe et quelques amitiés avec les hooligans d’autres clubs étiquetés à l’extrême droite qui sont plus significatives (Legia Varsovie, Valence CF, Lille OSC et Club Bruges). »
Bref, on ne fait pas vraiment dans la dentelle chez certains ultras niçois. Une chose est en tout cas au moins rassurante : nos azuréens semblent connaître quelques symboles locaux et bretons. Le Gwenn ha Du, la galette-saucisse… et peut-être la Bavaria 8.6 (bière bon marché réputée pour provoquer une ivresse rapide et peu coûteuse). Mais on les corrigera bien volontiers. A Rennes, on boit uniquement du cidre et surtout de la bonne piquette…niçoise !


