Le 16 février 1791, la maréchaussée devenait la Gendarmerie nationale. Plus de deux siècles plus tard, cette date est devenue celle de l’hommage national aux héros de l’institution. Chaque année, des cérémonies militaires sont organisées simultanément sur l’ensemble du territoire. Ce lundi 16 février, à 15 heures, Rennes a rendu hommage à ses disparus, sur la place d’armes de la caserne général Maurice Guillaudot. Autorités civiles, militaires et familles étaient réunies dans le silence.
À Rennes, la cérémonie était présidée par Franck Robine, préfet de la région Bretagne et préfet d’Ille-et-Vilaine. Elle s’est déroulée aux côtés du général de corps d’armée Jean-Luc Villeminey, commandant la région de gendarmerie de Bretagne. Un à un, les noms des disparus ont été énoncés un à un devant les rangs alignés. Un hommage a été rendu aux six militaires et aux deux personnels civils décédés en service cette année. Les gendarmes blessés dans l’exercice de leurs fonctions ont également été honorés. Les familles ont été associées à ce moment de mémoire.
En 2025, 10 816 gendarmes ont été blessés en mission. Parmi eux, 3 000 ont été victimes d’agressions, soit un blessé toutes les trois heures. Pour la première fois, le seuil symbolique des 10 000 blessés a été franchi. « Nous rendons hommage aux gendarmes qui ont donné leur vie pour la France et la République », a déclaré le préfet en lisant le message du ministre de l’Intérieur. « Huit noms que jamais nous n’oublierons », a-t-il insisté. L’assistance a observé une minute de silence.


