Environ 200 personnes se sont réunies place de la République à Rennes pour rendre hommage à Quentin Deranque, tué à Lyon vendredi dernier. Dans le même temps, près de 300 opposants au rassemblement se sont regroupés place de la Mairie et rue d’Orléans, sous les yeux d’un important dispositif policier.
Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « ici, on ne pleure pas les nazis », les ultras de gauche ont scandé plusieurs slogans : « La rue est à nous » ou encore « Rennes antifas ». En revanche, la situation s’est tendue lorsque plusieurs individus ont tenté de se diriger vers la place de la République, en dehors du périmètre autorisé.
Pour interrompre leur marche, les forces de l’ordre ont procédé alors à des sommations. Après quelques minutes de tension, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher l’accès des militants antifas au rassemblement des soutiens à Quentin. « C’était important d’être là. Les fachos n’ont pas leur place à Rennes », raconte Lucas, 22 ans, présent à proximité.
La dispersion des manifestants s’est finalement effectuée place Sainte-Anne. Avant de quitter les lieux, un dernier déploiement de banderole s’est déroulé sur les marches de la basilique. On pouvait y lire : « Toujours et à jamais fiers d’être antifascistes. » Un nouveau rassemblement est d’ores et déjà annoncé ce soir, place Sainte-Anne, à 19 heures. Pour suivre l’actualité des antifas.


