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jeudi 19 mars 2026
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Chroniques municipales 

Sortir du bois. Après l’ex-députée Laurence Maillart-Méhaignerie, Bruno Chavanat, ancien candidat de la droite et du centre aux municipales en 2014, apporterait son soutien au mouvement écologiste Equinoxe, porté par Yan Mélan, enseignant de 34 ans. L’information devrait être confirmée ce mercredi. Seule question : le mouvement Equinoxe, qui a peu de chances de passer le premier tour, portera-t-il son soutien aux écologistes associés à Nathalie Appéré (PS) ou à Charles Compagnon, candidat centriste, lors du second tour ? Le suspense est de taille.

Abattre ses cartes. Pour Charles Compagnon (Vivre Rennes), le premier adversaire de cette élection n’est ni un programme, ni un parti. C’est l’abstention. « Une ville ne peut pas se résigner à ce que les deux tiers de ses habitants restent à l’écart du choix collectif », déclare Charles Compagnon. « En 2020, près de 70 % des Rennais ne se sont pas déplacés pour voter. Une élection où les deux tiers des citoyens restent chez eux n’est pas une victoire pour celui qui l’emporte : c’est un problème pour tout le monde. » Contre ce phénomène, les colistiers de Charles Compagnon vont se déployer jusqu’au 13 mars au soir dans tous les quartiers de Rennes pour distribuer une carte postale avec un message : Allez voter ! La carte maîtresse de Charles Compagnon…

Rennes, ville refuge. L’Espoir rennais, conduit par Thomas Rousseau, s’en prend aux subventions accordées à SOS Méditerranée. « Cette décision a été prise sans débat en conseil municipal, les élus centristes de l’opposition s’étant alors abstenus », note la tête de liste. Derrière cette position, Thomas Rousseau voit un appel d’air pour « l’immigration clandestine », en contradiction avec la politique de l’État. « L’absence de suivi des fonds ouvre la voie au financement des réseaux de traite humaine. (…) Nous refusons que Rennes devienne une ville refuge au détriment des Rennais. L’exemple du camp de migrants au parc de Maurepas a montré les limites d’un accueil qui n’est pas digne. »Fait certain : Charles Compagnon ne reste pas à… l’abri des critiques des Républicains. « La liste centriste de la majorité présidentielle ne propose aucune rupture et évite ce débat », tient à préciser Thomas Rousseau.

SOS encore. À propos de SOS Méditerranée, la candidate Marie Mesmeur préfère s’attaquer à Thomas Rousseau, lors de son dernier meeting politique. « Localement, Thomas Rousseau est le candidat de la répression et de la fascisation. Couvre-feu dans les quartiers populaires, qui est d’ailleurs inconstitutionnel. Suppression des subventions à des associations qu’il juge politiques, comme par exemple SOS Méditerranée, qui ne fait que sauver des humains dans l’océan. Rien d’étonnant d’ailleurs quand, sur sa liste, figure un ancien candidat zemmouriste. C’est une liste d’extrême droite qui ne porte pas son nom. »

Bim… Bam. « Les événements survenus samedi à Rennes sont d’une gravité inacceptable (voir notre article : https://www.rennes-infos-autrement.fr/contre-carnaval-violent-des-interpellations/), explique Julien Masson, candidat RN. L’ultra-gauche (qu’il associe aux Insoumis) a pillé un supermarché, dégradé du mobilier urbain, une agence immobilière et a semé le chaos aux alentours du BAM, à Cleunay. Ces miliciens sont allés encore plus loin en scandant des slogans ignobles visant la mémoire du colonel Arnaud Beltrame, héros de la Nation assassiné par le terrorisme islamiste en 2018. Profaner la mémoire d’un officier qui a donné sa vie pour sauver des innocents est une honte absolue. L’extrême gauche rennaise franchit une nouvelle fois la ligne rouge. » Et d’ajouter : « Il faut aussi avoir le courage de dire les choses clairement : ces violences prospèrent à Rennes depuis des années dans un climat de complaisance de la gauche rennaise à l’égard de ces mouvances radicales. Dans le même temps, la Macronie au pouvoir depuis 2017, représentée à Rennes par Charles Compagnon, s’est révélée complètement incapable de mettre hors d’état de nuire ces milices violentes qui pourrissent régulièrement la vie des Rennais. Face à cette double faillite, il est temps de tourner la page. » Il y en aura pour tout le monde. 

Au moins, il y a une union ! On sait tous que la droite part divisée. Mais fait étonnant : Bettina Doan-Perrigault se trouve sur la liste de Thomas Rousseau (Les Républicains), tandis que l’infirmier Yann Doan-Perrigault est engagé auprès de Charles Compagnon (Vivre Rennes). Tous deux seraient très proches dans la vie. Jadis, Nathalie Appéré, maire de Rennes, faisait aussi de la politique  avec son compagnon infirmier, lui aussi. La politique a toujours été une affaire de famille et de bonne… santé.

Pas d’union, en revanche, à gauche. Nathalie Appéré, candidate socialiste à la mairie de Rennes, dit refuser une liste d’union avec La France insoumise au second tour, et ce même en cas de ballotage difficile. « Elle préfère donc laisser la ville à la droite et à l’extrême droite plutôt que de gagner avec La France insoumise », a assuré Marie Mesmeur, candidate insoumise, lors de son dernier meeting. « Pour quelqu’un qui s’affirme être le rempart à l’extrême droite et faire de Rennes une ville refuge, c’est irresponsable. » Ces deux-là ne sont pas près de convoler en justes noces, devant le prochain maire.

Une union plurielle. « Si nous arrivons en tête aux élections, le 15 mars, au premier tour, et s’il y a un risque de montée de la droite ou de l’extrême droite à Rennes, je prendrai mes responsabilités », assume la candidate insoumise Marie Mesmeur lors de son dernier meeting politique. « Je contacterai les forces de gauche sur la base d’un programme de rupture, comme on l’a toujours fait, et absolument pas sur un programme de laisser-faire comme celui de la mairie socialiste actuellement. »

Dans le même panier. « La droite de Rennes, c’est entre autres celle de Charles Compagnon, ce monsieur qui affirme qu’il souhaite localiser la campagne », estime Marie Mesmeur. « Autrement dit, il aimerait beaucoup que personne ne lui parle des politiques macronistes dont il est le premier soutien. En même temps, nous comprenons qu’il ait honte de soutenir le président de la République, qui a causé un million de pauvres en plus, 350 000 sans-abri et 2 150 enfants à la rue. Mais il ne serait pas le seul soutien d’Emmanuel Macron dans cette élection municipale aux yeux de l’Insoumise. Thomas Rousseau aussi, et le Rassemblement national ne sont pas en reste. « Thomas Rousseau, c’est le représentant de Bruno Retailleau, qui a été ministre de l’Intérieur sous Emmanuel Macron. Ce ministre qui a fini la mue de la droite extrême vers l’extrême droite et qui conclut actuellement des accords entre macronistes, républicains et extrême droite contre les listes des écologistes et de La France insoumise. »

Quand Cédric Villani passe de Hidalgo à Appéré ! En 2014, le célèbre mathématicien Cédric Villani a soutenu Anne Hidalgo (PS) pour les élections municipales et présidé son comité de soutien. Il précisait à cette époque qu’il ne se plaçait « ni à gauche, ni à droite, ni au centre ». Douze ans plus tard, il soutient une autre socialiste, Nathalie Appéré, candidate à la mairie de Rennes. Entre-temps, il fut porte-parole de Delphine Batho à la primaire écologiste en vue de l’élection présidentielle de 2022. Il fut aussi député macroniste. Finalement, Marie Mesmeur a peut-être bien fait de ne pas s’allier !

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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