Deux meetings au même moment. À quelques jours du premier tour des municipales, les agendas se bousculent. Mardi 3 mars à 19 h 30, Charles Compagnon (Vivre Rennes) programme son grand meeting à L’Étage, esplanade Charles-de-Gaulle. Au même moment, le NPA Révolutionnaire, avec Victor Darcissac, donne rendez-vous à ses militants au Polyblosne, à 19 h. Pas sûr qu’ils se disputent le même public. Charles Compagnon pourra toujours se rendre, vendredi 6 mars à 19 h, au cours des Alliés, à la réunion de Révolution permanente organisée par Erell Duclos.
Onze listes, 671 candidats. Dans la capitale bretonne, elles seront finalement onze listes au départ : trois classées à droite et à l’extrême droite, huit à gauche et à l’extrême gauche. Au total, 671 candidats (335 femmes et 336 hommes), soit environ 0,52 % des 129 219 électeurs rennais. Cinq femmes mènent une liste, contre six hommes. La parité est presque parfaite. Presque, parce qu’il y a une liste de plus conduite par un homme.
Les Thomas sont partout. Sur l’ensemble des 11 listes, le nom qui ressort le plus clairement est Thomas. Trois Combot figurent sur la liste Révolution permanente. Dans la liste Équinoxe, on trouve trois Mélan, dont la tête de liste. Au RN, trois Kasri. Coïncidence ou affaire de famille, chacun jugera. La liste PS serait composée d’un couple, mais avec un patronyme différent.
Il vaut mieux s’appeler Marie ! Sur l’ensemble des onze listes, le prénom masculin le plus fréquent est Louis (six occurrences). Juste derrière, Thomas (quatre), puis David (trois). Chez les femmes, celui le plus répandu est Marie (cinq). Valérie et Jeanne suivent, devant Sophie et Charlotte.
Des noms à rallonge. Côté patronymes, l’on observe quelques curiosités. Le nom le plus long est sans doute : Andrianasolomanana (Rennes Commune). Le plus court ? Dy (Rennes contre la guerre). Et parmi les plus aristocratiques, on relève Stanislas Dargier de Saint-Vaulry (Espoir rennais).
Un Retailleau chez les révolutionnaires. Dans la liste Révolution permanente apparaît un certain Retailleau, nom de l’ancien ministre de l’Intérieur. Pas certain toutefois que candidat révolutionnaire soit de la même famille…politique. On déniche aussi un certain Ménard dans la liste Rassemblement pour Rennes. Mais là, cela semble bien plus logique…
Un débat TVR… à cinq. À l’approche des scrutins des 15 et 22 mars, TVR organise un débat en partenariat avec Ouest-France et Public Sénat, en direct mercredi 4 mars à 18 h 30. Cinq candidats confronteront leurs propositions sur le logement, la sécurité, les transports et le cadre de vie. Seront présents : Nathalie Appéré (Rennes solidaire), Charles Compagnon (Vivre Rennes), Julien Masson (Rassemblement pour Rennes), Marie Mesmeur (Faire mieux pour Rennes) et Thomas Rousseau (L’Espoir rennais). Sandra Chirazi (Lutte ouvrière) avait reçu une invitation. Mais faute de place en studio, lui a-t-on fait savoir plus tard, elle ne participera finalement pas à l’émission. Onze listes au départ, cinq à l’écran.
Des Républicains à cheval sur les finances. Thomas Rousseau met la dette municipale au cœur de sa campagne. Selon lui, avec près de 500 millions d’euros d’endettement, Rennes serait la quatrième métropole la plus endettée de France. Il pointe également une hausse d’environ 75 % de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et de 35 % de la taxe foncière ces dernières années. Contre cela, il propose son programme, avec notamment 20 millions d’euros d’économies, une baisse de 10 % de la taxe foncière, –10 % sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, –10 % sur les indemnités des élus.
Il était finalement là. Thomas Rousseau (Les Républicains) n’a pas apprécié un dernier papier de notre site où on laissait entendre qu’il avait mis un peu de temps pour répondre à l’invitation du Mouvement associatif rennais. Depuis, il a publié un post sur Facebook où il livre son programme présenté lors de cette réunion. Il propose un fonds de dotation pour financer l’innovation associative et de mieux doter les domaines du patrimoine, de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Il suggère aussi la création d’une application Rennes Connect pour rapprocher les bénévoles et les demandes des associations, la mise en place d’un guichet unique Rennes Asso. Mais pas seulement, il souhaite une transparence totale avec un Open Data exhaustif publiant toutes les subventions attribuées, un parcours accéléré pour les subventions inférieures à 3 000 euros… Quand on dit que la presse peut enclencher de bonnes actions.
Stade rennais : terrain d’entente. « Nouvelle victoire du Stade rennais contre Toulouse ! Tout n’est pas encore parfait, mais ces trois points entretiennent l’espoir de retrouver l’Europe », assure la maire de Rennes, Nathalie Appéré, sur sa page Facebook. Tout aussi fan des Rouge et Noir, son rival Charles Compagnon s’exprime sur le même réseau social à propos de la même rencontre. « En route pour le sprint final », affirme-t-il, faisant une référence à peine voilée aux prochaines semaines de campagne. En revanche, pas encore de débat entre les deux candidats, qui n’étaient pas bien loin au Roazhon Park…
Nathalie Appéré est partout. Pas de débat avec les autres candidats, ni même de réponses aux nombreuses attaques de ses rivaux. La maire sortante Nathalie Appéré est en revanche sur tous les fronts et dans tous les quartiers. On l’a vue au Stade rennais. On l’a vue à l’inauguration de la nouvelle piscine de Villejean, du nouveau square Sarah-Bernhardt, sur le site de la future usine de l’industrie spatiale de Cailabs, route de Lorient, ces derniers jours.
Elle était aussi sur le canal Saint-Martin au moment des inondations, aux côtés du préfet qu’elle a tancé dans la foulée à propos de la manif « Justice pour Quentin ». « Je regrette vivement la décision préfectorale de ne pas interdire la manifestation. Alors que la famille de Quentin Deranque n’a cessé d’appeler au calme et à la retenue, une manifestation est organisée ce samedi 21 février à Rennes par l’extrême droite identitaire. Elle est portée par un militant local mis en cause dans des affaires de violence et de violation du code de la sécurité intérieure. Notre pays a besoin de responsabilité et d’apaisement, pas de provocations susceptibles d’engendrer davantage de violences qui n’ont et n’auront jamais leur place dans une démocratie», affirmait-elle. Mais certains opposants regrettent que l’élue n’a pas condamné non plus la contre-manifestation de l’ultragauche, alors qu’elle a bénéficié d’une protection policière au moment des manifs violentes contre la réforme des retraites. On ne nous dirait pas tout…


