En ce lundi pluvieux, la rue du Vieux Cours a changé de tempo. Exit la sulfateuse qui sort tous les lundis du parking Colombier pour verbaliser les mauvais payeurs de stationnement ! Exit les voitures qui passent en trombe pour éviter les bouchons du boulevard de la TA ! Les moteurs sont coupés. Silence, on tourne ! Sous un ciel laiteux, des voitures couleur crème, surgies d’un autre temps, s’alignent le long du trottoir. Devant le Café Cortina, , sous la façade discrète de la chapelle Sainte-Famille, les habitués cèdent la place aux techniciens emmitouflés, aux comédiens maquillés.
Ici, les paparazzi sont malvenus. Ici, les comédiens ne se laissent pas prendre en photo (ordre de la direction !). Mais les caméras, elles, tournent sous les projecteurs. Rennes, l’espace de quelques jours, se glisse dans la peau des années 1970. Son atmosphère est feutrée, presque solennelle, comme si la rue elle-même retenait son souffle avant le « moteur ».
Ce lundi 9 février 2026, le tournage de Mariage au goût d’orange, réalisé par Christophe Honoré, se poursuit après un passage dans un appartement situé rue du Vieux Cours, le 2 2 février dernier. Porté par Vincent Lacoste et Adèle Exarchopoulos, rejoints notamment par Paul Kircher et Nadia Tereszkiewicz, le long métrage s’articule autour d’un mariage : celui de Jacques, dernier d’une fratrie de sept enfants. L’absence du père, mis à l’écart depuis longtemps, plane sur la cérémonie. Entre deux morceaux de disco, les vérités éclatent, les tensions se ravivent et les secrets de famille remontent à la surface.
Pour ce 17ᵉ film, Christophe Honoré replonge dans une époque qu’il affectionne, recréant un décor de la fin des années 1970. Rennes n’est pas un choix anodin : le réalisateur connaît intimement la ville, où il a étudié et déjà tourné Plaire, aimer et courir vite en 2018. Le tournage se poursuivra à Rennes jusqu’au 11 février 2026, avant de se déplacer en Pays de la Loire.


