Mercredi 7 octobre 2026, la première pierre du futur hôpital femme-mère-enfant (FME) a été symboliquement posée sur le site de Pontchaillou devant la presse et de nombreuses personnalités. Attendu pour 2029, ce nouvel établissement de près de 40 000 m² réunira 313 lits et places. Il regroupera les activités médicales consacrées aux femmes, aux mères, aux nouveau-nés, aux enfants et aux adolescents.
Après l’ouverture du centre chirurgical et interventionnel (CCI) en 2025, le CHU de Rennes engage une nouvelle étape de sa modernisation et de sa transformation. Mercredi, professionnels hospitaliers, élus, représentants institutionnels, architectes et entreprises partenaires se sont retrouvés à Pontchaillou pour découvrir le chantier du futur hôpital femme-mère-enfant. Deux jeunes patients ont participé à la pose symbolique de la première pierre, aux côtés des responsables du projet.
Prévu pour ouvrir en 2029, le bâtiment rassemblera sur un même site des activités aujourd’hui dispersées entre l’hôpital Sud et Pontchaillou. Pédiatrie, gynécologie-obstétrique, assistance médicale à la procréation, soins critiques pédiatriques et néonataux, ainsi que les plateaux techniques associés, seront réunis dans un ensemble hospitalier conçu pour faciliter les parcours des patients et le travail des équipes.
« Cette transformation doit nous conduire à regarder autrement notre organisation : les enfants, les femmes et les familles vivent des parcours et une expérience globale, non des spécialités », souligne Virginie Valentin, directrice générale du CHU de Rennes. « Le futur établissement doit permettre de concentrer les expertises, favoriser les coopérations et rapprocher soins, recherche et innovation au cœur du Campus Santé ».
Des chambres familiales
Au-delà de ses dimensions, le futur hôpital entend accorder une place importante aux familles. Des chambres familiales, des salons destinés aux proches et des espaces spécialement aménagés pour les enfants et leurs parents sont prévus. Le projet comprend également des patios végétalisés et 2 600 m² d’espaces paysagers, destinés à améliorer les conditions d’accueil, notamment lors des hospitalisations prolongées.

L’organisation du bâtiment reposera sur les différents parcours de soins, depuis les urgences jusqu’aux hospitalisations, en passant par la maternité, les consultations et les prises en charge spécialisées. Un nouveau parvis et une façade dédiée aux urgences accompagneront également la transformation du site de Pontchaillou. Pour le professeur Jean-Yves Gauvrit, président de la commission médicale d’établissement, cette construction représente « une formidable opportunité ». Elle marque surtout « le début du regroupement de nos activités aujourd’hui dispersées, et donc d’une proximité nouvelle entre les équipes, les disciplines et les expertises ».
Un nouvel équipement au cœur du Campus Santé
Le projet s’inscrit dans une transformation plus large du quartier hospitalier et universitaire rennais. « Le Campus Santé poursuit son développement. En rapprochant les lieux de soins, d’enseignement et de recherche, le projet crée les conditions de nouvelles collaborations et d’une dynamique hospitalo-universitaire encore plus forte », estime David Alis, président de l’Université de Rennes.
De son côté, Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente du conseil de surveillance du CHU, a insisté sur les enjeux qui dépassent le seul cadre hospitalier. « Ce projet fait écho aux préoccupations du territoire : la santé des femmes et des enfants, bien sûr, mais aussi les enjeux environnementaux et la transformation de la ville autour d’un campus santé ouvert sur son territoire. »
Avec ses 313 lits et places, ses près de 40 000 m² et son ouverture programmée en 2029, le futur hôpital femme-mère-enfant constituera l’une des pièces maîtresses du nouveau visage de Pontchaillou. D’ici là, le chantier devra transformer les ambitions affichées mercredi en un établissement capable d’accueillir les futures générations de patients. Seul petit hic, beaucoup de personnels, aujourd’hui travaillant à l’hôpital sud ont quelques craintes, notamment liées à la mobilité (peu de parking à Pontchaillou) et leurs habitudes.



