Après trois jours de manifestations, le parquet de Rennes dresse un premier bilan judiciaire des violences et dégradations commises en marge du mouvement des lycéens et étudiants. Selon un communiqué de Frédéric Teillet, 29 personnes ont été placées en garde à vue, dont quatre majeurs.
Parmi ces gardes à vue, 16 concernent des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, quatre des violences sur d’autres personnes, six des dégradations et trois d’autres motifs. «Onze personnes ont été déférées au palais de justice», indique le procureur.
Parmi elles, l’une doit faire l’objet d’un jugement immédiat en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, s’agissant d’un mineur. «Dix autres mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur jugement par le tribunal pour enfants. Trois autres ont reçu une convocation pour être jugés ultérieurement par le juge des enfants.»
Huit procédures ont par ailleurs été classées sans suite, les infractions n’étant pas suffisamment caractérisées. Pour les autres dossiers, les investigations se poursuivent. « les réponses pénales seront systématiques dès lors que des infractions apparaissent avoir été commises », avec un défèrement pour une réponse immédiate lorsqu’il s’agit de violences ou de dégradations graves. D’éventuelles condamnations peuvent entraîner des mentions au casier judiciaire des intéressés et avoir des conséquences sur l’accès à certaines professions, précise la justice.


