Après trois journées marquées par des blocages, des incendies et des affrontements devant plusieurs lycées rennais, la préfecture d’Ille-et-Vilaine renforce son dispositif pour ce vendredi 2 octobre. Rassemblements interdits autour de six établissements, restrictions sur le transport d’objets pouvant servir lors des affrontements, vente de certains artifices prohibée : plusieurs arrêtés ont été pris pour prévenir de nouveaux troubles. Le recueil des actes administratifs regroupant ces mesures a été publié le 1er octobre. recueil-35-2026-289-recueil-des…
La mesure la plus importante concerne les lycées Coëtlogon, Bréquigny, Charles-Tillon, EREA Magda-Hollander-Lafon, Jean-Jaurès et Pierre-Mendès-France. Tout rassemblement, manifestation ou cortège est désormais interdit aux abords de ces six établissements, dans un rayon de 50 mètres. L’interdiction court jusqu’à la reprise de l’enseignement en présentiel. La préfecture rappelle que ces lycées sont actuellement fermés et que les cours se poursuivent à distance. recueil-35-2026-289-recueil-des…
Cette décision intervient après une nouvelle journée agitée jeudi. Selon l’arrêté préfectoral, des barricades ont été dressées devant Bréquigny, tandis qu’un feu aurait été allumé devant l’une des entrées. À Coëtlogon, des individus auraient pénétré dans l’établissement et déclenché l’alarme incendie afin de faire sortir les élèves. Des feux de poubelles ont également été signalés devant Jean-Jaurès, un véhicule a été incendié près de Pierre-Mendès-France et un feu aurait été allumé devant Charles-Tillon avant l’intervention des policiers. recueil-35-2026-289-recueil-des…
Ces incidents faisaient suite aux violences des jours précédents. La préfecture fait notamment état, pour le 30 septembre, de 14 interpellations et de deux policiers et un gendarme blessés. Le 1er octobre, elle recense également quatre tirs de mortiers en direction des forces de l’ordre et un autre tir en l’air. recueil-35-2026-289-recueil-des… recueil-35-2026-289-recueil-des…
Mortiers, cagoules, palettes et carburants interdits
Un second arrêté instaure des restrictions spécifiques à Rennes et aux abords de l’ensemble des établissements scolaires du département, ce vendredi, de 6 h à 23 h 59. Sont notamment interdits le port et le transport d’armes ainsi que, sans motif légitime, les mortiers et artifices pyrotechniques, certains carburants et produits inflammables, les récipients de peinture ou de colorants, les objets destinés à dissimuler le visage, les équipements pouvant servir à effectuer des tags ou à faire obstacle aux moyens employés par les forces de l’ordre. recueil-35-2026-289-recueil-des…
La liste vise également les poubelles, caddies de supermarché, palettes en bois, mobilier urbain ou matériel de chantier ainsi que tout équipement susceptible d’entraver la libre circulation sur l’espace public. Les représentants des forces de l’ordre pourront prendre des mesures complémentaires en fonction de l’évolution de la situation. recueil-35-2026-289-recueil-des…
Enfin, les restrictions dépassent la seule journée de vendredi. Jusqu’au lundi 5 octobre à 13 h, l’achat, la vente et la cession aux particuliers de plusieurs catégories d’artifices et d’articles pyrotechniques sont interdits dans toute l’Ille-et-Vilaine. Sont notamment concernés certaines batteries, chandelles romaines, fusées, pétards et pots à feu en mortier. Leur utilisation est également interdite, sauf motif légitime ou usage professionnel. recueil-35-2026-289-recueil-des…
La préfecture encadre aussi l’achat de produits dangereux ou inflammables. Pour acquérir notamment de l’essence, du pétrole, certains acides, du méthanol, de l’acétone, de l’alcool à brûler, du gaz ou des solvants, les particuliers doivent présenter une pièce d’identité. Le vendeur doit relever l’identité et l’adresse de l’acheteur. Toute vente de ces produits aux mineurs est interdite jusqu’au lundi 5 octobre à 13 h. recueil-35-2026-289-recueil-des… Ces mesures interviennent alors que les autorités cherchent à éviter une nouvelle flambée de violences après plusieurs jours de mobilisation dans les établissements rennais.


