Du 20 au 24 août, la Maroutière a une nouvelle fois changé de visage. Pendant quatre jours, le V and B Fest’ a fait se rencontrer rap, rock, pop et électro dans un mélange des genres devenu sa véritable signature.
Jeudi, Robbie Williams, pour son unique date française de l’année, a marqué les esprits. Parcels s’est également distingué en rendant hommage avec brio à Kavinsky, avant que la fête ne se poursuive jusque tard dans la nuit.
Vendredi, Damso, Louane et Dub Inc ont côtoyé le show complètement déjanté de Vald, Vladimir Cauchemar et Todiefor. Après le forfait de Charlotte Cardin, Adèle Castillon a également répondu présente pour assurer son remplacement au pied levé.
Samedi, le grand écart s’est poursuivi avec PLK, Lorie et Charlotte de Witte. Mais l’un des moments les plus rock’n’roll est venu d’Airbourne, qui a poussé le spectacle jusqu’à envoyer une cinquantaine de pintes de bière dans la foule.
L’identité se construit aussi loin de la seule Scène Château
La Scène Craft a une nouvelle fois joué son rôle de bastion rock et metal. Bleed From Within, Lord of the Lost, Slomosa, Sex Pistols, Last Train, Airbourne, Alcest, High Vis ou encore Urne s’y sont succédé pendant quatre jours, dans une ambiance beaucoup plus brute et électrique.
À l’opposé, la Scène Terminal fonctionnait presque comme une rave permanente. Entièrement consacrée aux musiques électroniques, elle accueillait notamment Anetha, Dr. Peacock, Onlynumbers, Pegassi, Lessss, Matrakk, Sköne ou Von Bikräv.
Et puis il y avait le Crash Bar, devenu l’un des décors les plus reconnaissables du festival. Cette année, un véritable avion semblait s’être écrasé dans le lieu, renforçant encore l’univers complètement décalé de la Maroutière. Entre deux concerts, le bar devenait lui-même un point de rendez-vous et de fête, avec des DJ installés au-dessus du public.
C’est finalement ce qui fait une grande partie du charme du V and B Fest’ : en quelques dizaines de mètres, on pouvait passer d’un concert metal à une rave, puis revenir vers une grande tête d’affiche ou simplement rester faire la fête au milieu des décors.
Dimanche, Tayc, Superbus, The Avener, Paul Kalkbrenner, Dr. Peacock et Moby ont accompagné les dernières heures des quatre jours officiels.
Cette année, le dimanche n’était pas vraiment la fin
Lundi 24 août, Jul est venu offrir un épilogue XXL à la Maroutière, avec une journée exceptionnelle construite autour du rappeur marseillais.
De Robbie Williams à Jul, de PLK à Moby, de la techno de la Terminal aux guitares de la Craft, cette édition aura parfaitement résumé l’ADN du V and B Fest’ : faire cohabiter des univers qui n’auraient parfois aucune raison de se retrouver au même endroit.
Pendant quelques jours, la Mayenne est devenue une immense scène à ciel ouvert.


