La préfète Emmanuelle Dubée, fraîchement installée à Rennes, et la maire socialiste Nathalie Appéré, étaient en visite, ce mercredi 15 juillet, dans le quartier de Villejean-Kennedy. Une occasion de se rendre « sur le terrain » d’un quartier populaire, en une heure et demie montre en main pour une opération de communication maîtrisée.

« C’est le cœur de la vie du quartier », indique Nathalie Appéré, en montrant du doigt le café associatif de la Maison de quartier de Villejean. A l’aise, la socialiste tutoie et fait la bise aux représentants associatifs, comme Maguy Njali Eteno, qui supervise un atelier d’insertion professionnelle destiné aux jeunes. Nouvellement arrivée, la préfète serre les mains et préfère, elle, vouvoyer ses interlocuteurs.
Bien vite, la troupe institutionnelle avance pour visiter la ludothèque, « la ludo » comme dit la maire. Les deux femmes essaient de se fondre dans cette petite salle familiale, avant de se rendre sur la dalle Kennedy. Sur le chemin, entourées d’une escouade de journalistes, de policiers et de communicants, difficile de ne pas voir la préfète et la maire dans la rue. La socialiste croise un commerçant et lance un « comment ça va ? » chaleureux, devant la préfète et les appareils photos.
La suite du parcours se déroule dans le Parc du Berry, près de la dalle. L’occasion pour Nathalie Appéré de mettre en avant « le gymnase, le terrain de foot en synthétique », avant de rejoindre les organisateurs de Berry Plage, au milieu des enfants qui jouent en cette après-midi estivale. « Berry Plage existe depuis les années 1990. On propose des animations sportives et culturelles », explique l’un des bénévoles, pendant que deux jeunes danseurs offrent un bouquet de fleurs à la maire et un paquet de produits bretons à la préfète.

Normalement, le programme devait s’arrêter là. Mais une visite du commissariat de Kennedy est venue s’ajouter à la découverte du quartier. « C’est étonnant, mais ce commissariat se situe à proximité de certains points de deal », explique le commissaire de police. Avec assurance, la préfète ajoute, comme un tacle à la maire. « ici, le quartier peut changer d’ambiance en quelques heures. Je repasserai à une heure plus tardive, avec les agents de police pour constater la réalité du terrain », avant de clore la visite du quartier, qui a duré une heure et demie.



