Ce vendredi 24 avril, des étudiants, à l’appel du syndicat FSE (Fédération syndicale étudiante), ont organisé un rassemblement devant le CROUS de Bretagne. Ils ont dénoncé la hausse des loyers en résidence universitaire et exigé une solution immédiate pour Salime, un étudiant étranger actuellement sans logement. « Cela fait maintenant plus d’un mois et demi que cette augmentation est empêchée par la mobilisation étudiante. Le CROUS (…) cherche toujours plus à précariser les étudiants, particulièrement les étudiants étrangers, servant encore les intérêts de la bourgeoisie en tentant de réserver à elle seule l’accès à l’enseignement supérieur », expliquent les organisateurs.
Quelques minutes après le début de l’action estudiantine, l’entrée du bâtiment a été fermée par un rideau métallique. Face à la poursuite de la mobilisation, des forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Au cours de cette intervention, selon le syndicat, l’un des manifestants a été poussé violemment, tandis qu’un autre a reçu un coup au visage. Un militant a été interpellé et sanctionné d’une amende de 708 euros pour tapage diurne et entrave à la circulation. Un second étudiant a également été verbalisé.
Après cette opération, le syndicat dénonce des propos « jugés racistes et misogynes » tenus lors de l’intervention policière. « Le CROUS préfère envoyer la police pour nous tabasser et nous arrêter, plutôt que de loger un étudiant à la rue. » Pour les étudiants, cette « répression » serait un moyen de plus pour les « faire taire et abandonner » la lutte. « C’est une erreur !Nous nous sommes mobilisés jusqu’au bout, malgré la répression, pour Mohammed, étudiant handicapé à la rue que nous avons réussi à faire loger. Nous ferons de même pour Salime et tous les étudiants ! »


