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DANS LA NUIT DE SÉVILLE : C’ÉTAIT KOP…ACABANA !

C’était le jeudi 21 février 2019 ! Remontant l’avenue de la Palmera, bordée de magnifiques demeures sévillanes, les fans rejoignaient le Benito Villamarin où jouaient les Rouge et Noir dans le cadre des 16ede finale de la Ligua Europa contre le Bétis de Séville.

Encadrés par un important dispositif de sécurité, ils marchaient d’un pas léger sous le soleil printanier. Ils chantaient à tue-tête, croisant parfois d’autres supporters venus tout bonnement au stade en calèche ! “Nous allons venger Battiston et la France, battus lors de la coupe du monde de 1982 par les Allemands” , affirmait l’un d’eux goguenard.

                                                    Qui ne saute pas, n’est pas Rennais !

Arrivés devant le stadium, les aficionados rennais prenaient le temps de se photographier avec le camp adverse sous les yeux de policiers à cheval, mutiques. Montant quatre à quatre les escaliers des tribunes du Villamarin, ils pénétraient dans un stade plein à craquer où, une heure avant le début du match, ils entonnaient leur premier chant : “qui ne saute pas, n’est pas Rennais ! Qui ne saute pas, n’est pas Rennais”. Dans les travées, on sentait monter la pression. On sentait poindre l’exploit. “Ils vont gagner, j’en suis certaine”, affirmait une jeune femme, Aude.

Quelques minutes avant la rencontre, les Sévillans interprétaient d’une seule voix leur chant dans un grand moment d’émotion. Mais pas de quoi entamer le moral de notre douzième homme. Les Rennais reprenaient inlassablement en chœur leur chant, sous les encouragements du Kop rennais. Dans le parcage, les Rennais, femmes, enfants et adultes, exultaient lors du premier but de Bensebaini puis, quelques minutes plus tard, lors du second but de Hunou. “J’ai pleuré à ce moment-là”, confirmait Alexandre, un supporter. Mais la pression remontait avec le but de Lo Celso à la 41eminute.

                                                Koubek, Hunou et Da Silva, scandés dans le stadium

De retour des vestiaires, les Bretons scandaient les noms de Koubek, Hunou et Da Silva. Ils encourageaient leurs joueurs à qui mieux-mieux. Ils oscillaient entre méfiance et joie, entre peur de perdre et envie de gagner. Du coin de l’œil, ils regardaient les minutes s’écouler sur la grande horloge derrière eux. Ils priaient les dieux du foot jusqu’à la délivrance finale par un magnifique but de Niang dans les dernières secondes. Dans le Kop, on s’embrassait, on hurlait de joie. “On est chez nous ! On est chez nous !”, clamait la foule.

Durant près de trente minutes, les supporters entonnaient chant sur chant. Comme pour vivre le plus longtemps possible ce petit bonheur footballistique. Ils étaient même aux anges au moment où leurs joueurs revenaient encore une fois les saluer et improviser une “bourrée” sur la pelouse. La nuit sévillane était belle et douce jusqu’au bout de la nuit chez Julio où Jacky et ses copains entonnaient encore quelques chants. Rennes est en huitième de finale de la coupe d’Europe !

Bravo aux supporters rennais pour leur fair-play, à l’issue du match, ils ont applaudi les supporters de Bétis et leurs joueurs !

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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