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MARIE-LOUISE CHEVREL A SA RUE : PREMIÈRE FEMME INTERNE DES HÔPITAUX RENNAIS

Marie–Louise Chevrel a désormais une rue à son nom dans la capitale bretonne. Elle fut la première femme interne des hôpitaux de Rennes en 1923, professeur d’anatomie pathologique à la faculté de médecine et médecin chef du laboratoire central des hôpitaux de Rennes. Une belle carrière pour une femme toujours soucieuse de défendre la cause des femmes médecins.

Pour connaître son histoire, laissons la parole à une autre femme : le docteur Josette Dassonville http://www.cphr.fr/memoire-humaine/biographies/chevrel-marie-louise/.  “Née à Rennes le 28 juin 1901, écrit Josette Dassonville. Marie-Louise Chevrel est la fille du docteur Eugène Bodin (1868-1931), professeur de dermatologie à l’Hôtel-Dieu de Rennes, et responsable de l’institut de bactériologie de l’école de médecine de Rennes.”

                                     La Bolchévique aux bijoux

Sa mère n’est autre que Louise Bodin (1877-1929), connue sous le nom de « la bolchévique aux bijoux » (http://www.wiki-rennes.fr/Louise_Bodin, elle habita au 6,rue La Fayette.). Après des études secondaires au lycée de jeunes filles, Marie-Louise Bodin obtient le titre de docteur en médecine en 1928, avec une thèse intitulée « Recherches sur l’étiologie du mycosis fongoïde ».

En 1924, elle épouse Armand Chevrel, assistant de son père. “Avec son aide, elle fonde à Rennes un des premiers laboratoires de biologie de ville en 1926.” Elle poursuit sa carrière hospitalière en occupant successivement les postes de médecin-assistant du service de dermatosyphyligraphie à l’Hôtel-Dieu de Rennes de juillet 1929 à juin 1931, de médecin chef de ce même service de juin 1931 à juin 1932.
En 1935, elle devient grâce à la bonne volonté du bon docteur Eugène Marquis médecin chef du laboratoire du centre anti-cancéreux de Rennes. “La même année, elle devient, sur concours, médecin chef du laboratoire central des hôpitaux de Rennes, section anatomopathologie, hématologie et biologie.”

                                   Professeure d’anatomopathologie

Au décès de son mari en 1947, Marie-Louise lui succède dans la chaire d’anatomie pathologique à l’école de médecine de Rennes. “En 1948, elle est nommée professeur d’anatomopathologie et créé le centre régional de transfusion sanguine de Rennes. Elle garde la direction de ces trois laboratoires jusqu’en 1960, date à laquelle elle choisit le statut de médecin hospitalo-universitaire temps plein.” De 1952 à son décès en 1971, la médecin préside l’Association Française des Femmes Médecins et devient vice-présidente de l’Association Internationale des Femmes Médecins de 1954 à 1966. 
“Ses élèves se souviennent d’une petite femme, ajoute Josette Dassonville, coiffée d’un chignon sévère, toujours vêtue de noir. Elle n’admettait guère de fantaisie dans l’amphithéâtre lors des cours magistraux et le plaisantin, quand il s’y risquait, était vertement ramené dans le droit chemin. Travailleuse acharnée, elle avait la réputation d’être très exigeante avec elle-même comme avec ses collaborateurs et collaboratrices mais était infini-ment respectée et admirée pour ses connaissances médicales, ses qualités humaines et son immense culture. Passionnée de musique, Madame Chevrel est une des fondatrices de l’orchestre universitaire de Rennes ainsi que d’une école de danse.”

Une autre femme honorée par la ville : Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris est morte le 29 décembre 1939 à Épinay-sur-Orge. En 190, elle devient la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. France-maçonne, elle fait partie des féministes les plus engagées du xxe siècle. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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